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France Révolution

France Révolution c'est un journal d'information et de réinformation avec de l'info vérité non tronquée que vous cache l'ensemble des médias a la botte du pouvoir en place, je produis - Documents - Reportages - Films - tweets et bandes son pour preuve que l'on vous ment 24H sur 24H

La France proteste contre les vins étrangers

Publié le 31 Mars 2017 par France Révolution

La France proteste contre les vins étrangers

Madrid a fait part vendredi aux autorités françaises de son inquiétude après les actions violentes d'agriculteurs dans le sud de la France, notamment contre du vin importé d'Espagne.

Ces actions contre les vins étrangers "représentent une faillite de l'Etat de droit" et "supposent une violation flagrante du marché unique, pilier fondamental de l'Union européenne", accuse un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Actions hostiles
En fin de semaine dernière, des viticulteurs ont incendié les locaux d'un négociant en vin à Béziers. D'autres ont saccagé le rayon vin d'un supermarché à Narbonne. Jeudi, une nouvelle action de protestation contre les vins notamment espagnols a eu lieu à Nîmes, des dizaines de viticulteurs détruisant des bouteilles de vin dans trois supermarchés.

"Préoccupation"
Devant ces "attaques à la liberté de commerce", Madrid a "fait part de sa préoccupation aux autorités françaises", indique le ministère dans son communiqué. En janvier, l'Espagne s'était déjà plainte à la Commission européenne après que des agriculteurs avaient déversé les cuves de camions-citernes transportant du vin à Narbonne et près de Nîmes.

Leadership espagnol
Avec 1,02 million d'hectares dédiés à la culture de la vigne, l'Espagne possédait en 2015 le premier vignoble mondial, plus que la France, troisième avec 786.000 hectares selon des calculs de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV).

Production
L'Espagne a cependant produit moins que la France en 2016, avec 37,8 millions d'hectolitres contre 41,9, mais elle est en revanche restée premier exportateur mondial, toujours selon l'OIV.

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New York va fermer son île-prison de Rikers Island

Publié le 31 Mars 2017 par France Révolution

New York va fermer son île-prison de Rikers Island

Le maire de New York s'est engagé vendredi à fermer la prison de triste réputation de Rikers Island, tout en reconnaissant que cela prendrait au moins 10 ans et nécessiterait la construction d'autres prisons dans New York.

© afp.
© reuters.
© afp.
© afp.
© afp.
© reuters.

"Il n'y a pas de doute que le chemin pour fermer Rikers Island sera long et compliqué", a déclaré Bill de Blasio, en annonçant un engagement qu'il avait jusqu'ici toujours refusé de prendre. "Pendant longtemps, j'ai trouvé l'idée noble mais je ne voyais pas comment y arriver, vu les conditions auxquelles nous étions confrontés", a-t-il expliqué. "Il est apparu clairement qu'il fallait qu'on allonge les délais si on voulait être honnête, et que 10 ans était la durée minimum pour y arriver. Et c'est ça qui a été la percée", a déclaré l'édile.

L'île-prison
Avec près de 10.000 détenus, Rikers Island, une île de l'East River située entre le Queens et le Bronx, est un immense espace carcéral, composé en fait de plusieurs prisons, parmi les plus célèbres au monde. C'est notamment là que le directeur du FMI, le Français Dominique Strauss-Kahn, avait été brièvement incarcéré en mai 2011 après son arrestation à New York, accusé de tentative de viol par une femme de chambre. 

Vétusté
De nombreux responsables new-yorkais et spécialistes en droit ou criminologie demandent la fermeture du lieu depuis plusieurs années, soulignant sa vétusté, les incidents quasi-quotidiens de violences contre les détenus et contre les gardiens, favorisés par l'éloignement des familles.

Criminalité en baisse
La diminution du nombre de détenus ces dernières années, parallèlement à une diminution de la criminalité qui pourrait se poursuivre, ont contribué à faire changer d'avis le maire, selon ce dernier. Le nombre de détenus sur Rikers a en effet diminué de 18% depuis 2013, selon de récentes statistiques, passant d'une moyenne journalière de quelque 11.696 prisonniers à 9.756 en 2016 et 9.362 pour ce mois de mars.

Espoir d'une réélection
Reste à savoir si un engagement d'aussi long terme pourra résister aux changements politiques des prochaines années. M. de Blasio est candidat à sa propre réélection en novembre, et est plutôt bien placé pour l'instant pour obtenir un nouveau mandat de quatre ans. Mais il a reconnu vendredi que, même avec une baisse de la criminalité et du nombre de détenus, le plan nécessiterait l'engagement de ses successeurs pour construire d'autres prisons, plus petites et plus proches des quartiers où vivent les New-Yorkais.

 

Le Monde.

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La vie pénible de l'homonyme de Marine Le Pen

Publié le 31 Mars 2017 par France Révolution

La vie pénible de l'homonyme de Marine Le Pen

Elle s'appelle Marine Le Pen et "ce n'est pas toujours évident" à assumer...

Marine Le Pen, François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, Jacques Cheminade, quasiment tous les candidats à l'Élysée ont au moins un homonyme en France. Un nom pas toujours simple à porter, surtout quand il comporte son lot de détracteurs. Comme celui de la présidente du Front national, par exemple. FranceTvInfo est allé à la rencontre de ces quelques citoyens insolites. 

Marine Le Pen, puéricultrice
Marine Le Pen a 40 ans et habite près de Lorient, dans le Morbihan (Bretagne). Contrairement à son homonyme, elle est brune, discrète et "pas du genre à s'étaler". Il faut dire que cette assistante maternelle doit régulièrement affronter les inconvénients de son patronyme, préciser qu'il "ne s'agit pas d'une blague", se justifier, s'expliquer et gérer avec patience des quiproquos réguliers. Ainsi, un homme l'appelle un jour en pleine nuit pour parler à son père. De longues minutes plus tard, elle comprend que l'interlocuteur cherche en réalité à joindre Jean-Marie Le Pen. 

Mot d'ordre: discrétion
Marine Le Pen est née quand Marine Le Pen (FN) avait 9 ans: "Il n'y a donc aucun lien", précise-t-elle. D'aucuns l'encouragent malgré tout systématiquement à changer de nom ou... à se marier pour épouser celui de son conjoint. En attendant, son numéro de téléphone n'est pas dans l'annuaire, elle se contente de signer Le Pen, dévoile son prénom avec prudence et parcimonie et ne le mentionne ni sur sa sonnette ni sur sa boîte aux lettres. 

Pas tous logés à la même enseigne
De tous les homonymes de candidat à l'élection présidentielle, c'est sans aucun doute celle qui en pâtit le plus. Pour François (-Xavier) Fillon, Benoît Hamon et Jacques Cheminade, l'heure est plutôt à l'humour potache, pas à la réaction épidermique. D'ailleurs, pour la petite histoire, l'ingénieur Fillon votera pour François Fillon, le charpentier breton Benoît Hamon est de droite et Jacques Cheminade n'a jamais voté pour Jacques Cheminade mais admet "que c'est plus facile à porter que d'autres". Quant à l'homonyme d'Emmanuel Macron, il n'a pas souhaité répondre aux questions de FranceTvInfo...  

 

FranceTvInfo 

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Les musulmans et juifs de Flandre contre la loi interdisant l’abattage sans étourdissement

Publié le 31 Mars 2017 par France Révolution

Les musulmans et juifs de Flandre contre la loi interdisant l’abattage sans étourdissement

Des musulmans et des juifs de Flandre, en Belgique, ont largement critiqué le projet de loi interdisant d’abattre les animaux sans étourdissement préalable, soutenant qu’ainsi ils ne pourraient plus consommer de nourriture halal et casher.

Le ministre flamand du Bien-être animal Ben Weyts tient à l'idée d'interdire l'abattage d'animaux sans étourdissement dès 2019. Il estime notamment que l'abattage sans étourdissement est un vestige du passé et qu'il est primordial de nos jours de diminuer autant que possible la souffrance animale.

 

Selon les sondages, la majorité des habitants catholiques de la région soutiennent le projet de loi. Pourtant, les communautés musulmane et juive n'ont pas hésité à exprimer leur mécontentement, car l'abattage avec étourdissement préalable va à l'encontre des lois du judaïsme et de l'islam. En outre, ces lois rendraient impossible, selon eux, la préparation de la nourriture halal et casher à partir de viande d'animaux étourdis, selon Reuters.

Le projet de loi doit être prochainement examiné partout en Belgique. L'interdiction d'abattre sans étourdissement préalable est d'ores et déjà en vigueur en Suède, au Danemark, en Norvège, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande et en Suisse.

 

Sputnik .

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Casting de l'Otan pour le rôle de Russes: un geste hostile, selon Moscou

Publié le 31 Mars 2017 par France Révolution

Casting de l'Otan pour le rôle de Russes: un geste hostile, selon Moscou

Rechercher des russophones pour les impliquer dans des exercices militaires de l'Otan en Allemagne? Des sénateurs russes y voient un message hostile de la part de l'Alliance. Le centre d'entraînement assure qu'il ne s'agit que d'une simple simulation ordinaire, ne véhiculant aucune menace.

Les réactions ont été nombreuses en Russie aussi bien qu'en Occident face aux informations selon lesquelles la société allemande Optronic HR était à la recherche de russophones pour des exercices militaires américains prévus en Allemagne. Moscou considère qu'une telle démarche pourrait traduire des intentions hostiles de l'Alliance atlantique, tandis que le Pentagone nie.

 

« La recherche de figurants russophones pour ces exercices témoigne du projet de former des soldats et des officiers aux actions [militaires] sur les territoires où le russe est la langue principale. Or, ces genres de territoire ne sont pas nombreux — l'est de l'Ukraine et la Russie elle-même », a indiqué dans un commentaire à Sputnik Alexeï Pouchkov, membre du Comité du conseil de Fédération (chambre haute du parlement russe) pour la défense et la sécurité.

Précédemment, l'offre d'emploi avait été publiée sur le site officiel de la ville de Berlin. Elle a été délivrée par la société Optronic HR qui, depuis 15 ans déjà, recrute des employés temporaires pour les exercices militaires américains en Allemagne. La société offrait une rémunération journalière allant de 88 à 120 euros pour 15 jours d'exercices sur le polygone de Hohenfels en Bavière.

Selon M. Pouchkov, l'Otan est fondée sur le mythe de la menace russe et c'est en s'appuyant sur ce dernier qu'il poursuit son expansion.

« Avec ces exercices, l'Otan et les États-Unis confirment nos craintes concernant le déploiement de bases d'intervention en Pologne et l'envoi du matériel de combat dans les pays baltes », a pointé le sénateur.

Leonid Sloutski, chef du comité de la Douma (chambre basse du parlement russe) en charge des affaires internationales partage son point de vue. « Il apparaît de manière évidente que l'ennemi dans cet entraînement à une éventuelle offensive est la Russie ».

Ces projets de l'Otan et des États-Unis s'inscrivent dans le cadre de la guerre informationnelle dont l'objectif est d'exercer des pressions sur les parlementaires et la population de leurs pays afin de justifier le renforcement des positions de l'Otan dans l'Europe de l'Est, estime pour sa part le sénateur Viktor Ozerov, président du Comité du conseil de Fédération.

Un simple « entraînement », sans plus

« Dans notre centre nous cherchons à préparer des militaires dans les conditions les plus proches de la réalité et ce, pour garantir qu'ils puissent réagir dans une multitude de situations variées », a indiqué à Sputnik Chris Bradley, porte-parole du Centre multinational de préparation militaire. Ainsi, selon lui, les exercices impliquant des figurants russophones ne sont point une préparation à quoi que ce soit hors du commun.

« L'objectif est que les soldats américains et leurs alliés soient préparés à résoudre tout un spectre de problèmes auxquels ils peuvent être confrontés.

La société Optronic, qui avait publié l'annonce, a pour sa part indiqué à Sputnik que les personnes recherchées devaient avant tout des gens maîtrisant l'anglais et l'allemand. La connaissance du russe ne serait qu'un atout supplémentaire.

« Nous recherchons des figurants avec une bonne connaissance de l'allemand et de l'anglais. Des compétences linguistiques supplémentaires — arabe, pachto, dari, russe, polonais ou tchèque sont un avantage », a indiqué la source.

Le Kremlin ne suit pas la situation

Comme l'a expliqué le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov, le Kremlin ne suit pas la situation liée aux exercices de l'Otan, ceci étant la prérogative des services appropriés.« Nous avons des renseignements et des renseignements militaires. Je suis persuadé qu'ils possèdent toutes les informations possible », a-t-il fait savoir.

 

Sputnik.

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Macron, vers une nouvelle affaire des médailles?

Publié le 31 Mars 2017 par France Révolution

Macron, vers une nouvelle affaire des médailles?

Un nombre non négligeable de proches d’Emmanuel Macron ont été décorés alors que le futur candidat à la présidence était Secrétaire général adjoint à l’Élysée ou ministre de l’Économie. Simple série de coïncidences ou trafic d’influence ? Sputnik a enquêté.

Des affaires de décorations ont déjà fait tomber des hommes politiques en France. Et restent d'actualité.
Il y a un mois, le Parquet National Financier (PNF) a ouvert une enquête afin de déterminer s'il y avait un lien direct entre l'élévation au rang de Grand-croix de la Légion d'honneur de Marc Ladreit de Lacharrière, « sur rapport du Premier ministre », et le fait qu'il ait salarié Pénélope Fillon dans sa Revue des deux mondes. Selon Le Monde, les enquêteurs suspectaient « un éventuel trafic d'influence lié à l'attribution d'une décoration ».

De quoi s'agit-il? Le trafic d'influence, considéré au même titre que la corruption, est sanctionné par l'article 432-11 du Code pénal qui vise, comme nous l'explique Maître Stéphane Babonneau, « le fait, pour un responsable public, d'octroyer ou de faire octroyer en usant de son influence, des avantages ou des biens quelconques — dont notamment une décoration — à des personnes en échange de faveurs qui seraient accordées à ce décideur public. »

Un cas de figure qui peut évoquer une dizaine de personnes engagées ou proches du mouvement En Marche!, toutes décorées par Emmanuel Macron ou sous son autorité.

Ainsi Laurent Bigorgne a-t-il été nommé Chevalier de l'ordre national du Mérite, en 2015. Fidèle ami du candidat Macron depuis Sciences Po, il a hébergé chez lui le mouvement En Marche! à ses débuts. Bigorgne dirige l'Institut Montaigne, un club patronal libéral, ce qui n'empêche pas Macron de nier toute affinité avec ce groupe influent proche du MEDEF. Quant à sa femme, comme l'a révélé Mediapart, elle préside l'Association pour le renouvellement de la vie politique, support d'En Marche!

Autre figure, Henry Hermand, décédé en novembre dernier, était un magnat de la grande distribution et le mentor de Macron. Élevé au grade de Commandeur de la Légion d'honneur en 2013, ce mécène de think tanks proches du Parti Socialiste, tels que Terra Nova et La République des idées, aura pris sous son aile le jeune prodige Macron dès ses débuts, y voyant un digne successeur du Rocard qu'il appréciait tant. « [Emmanuel Macron] n'a jamais pris une décision importante sans m'en parler », déclarait-il au Monde en 2015. Il semblerait que son soutien soit allé jusqu'à l'octroi d'un prêt de 550 000 euros pour l'aider à acquérir son premier appartement, et hébergera dans ses locaux les premiers militants d'En Marche!

Marc Simoncini, fondateur et directeur de Meetic, est nommé Chevalier de la Légion d'honneur par le ministère de l'Économie en avril 2014, alors que Macron est Secrétaire général adjoint de l'Élysée. Classé par Les Échos dans le premier cercle de Macron, il organise des dîners réunissant le futur candidat avec des dirigeants de start-ups afin de « challenger » ses idées, comme le racontent nos confrères d'Europe1. En septembre 2016, il annonce qu'il soutiendra Emmanuel Macron dès qu'il se déclarera candidat à la présidence.

À ces trois proches décorés peuvent encore s'ajouter au moins sept autres personnes de l'entourage du candidat qui sont dans le même cas de figure. De quoi étonner les juristes…

« Le PNF a décidé — à la lecture d'un article — qu'il était nécessaire d'enquêter sur l'emploi par François Fillon de sa femme comme collaboratrice parlementaire » constate Maître Geoffroy de Vriès, avocat au barreau de Paris, avant de s'interroger: « Comment se fait-il que tel candidat fasse l'objet d'une enquête parce qu'il a pu décorer telle personne, et que tel autre candidat qui a pu décorer un ensemble de personnes ne fasse pas l'objet d'une enquête? » Un deux poids deux mesures étonnant selon lui, mais qui pourrait trouver une issue:

« Si la presse se faisait l'écho de la présence au sein d'une équipe de campagne d'un très grand nombre de personnes ayant bénéficié de faveurs et d'une distinction quelconque avec l'aide ou non, ou supposée, du candidat — ou de proches du candidat — le juge pourrait très bien se saisir de ces éléments. »

Issue cependant elle aussi incertaine, selon Maître Stéphane Babonneau, avocat au barreau de Paris:

« Il faut établir avec certitude un lien de causalité entre l'avantage qui est reçu par la personne et la contrepartie qu'elle-même aurait consentie pour recevoir cet avantage. Ce n'est pas quelque chose qui est facile à déterminer. » En conséquence, « même s'il y a beaucoup d'enquêtes pour trafic d'influence, in fine les condamnations ne sont pas aussi nombreuses que cela. »

Pourtant, cette perspective fait-elle trembler Emmanuel Macron? Lors du grand débat du 20 mars sur TF1, Marine Le Pen qui évoque des « récompenses de la République qui sont accordées aux uns et autres et lorsqu'on retrouve l'ensemble de ces personnes soutien de tel ou tel candidat ». La vive réponse de Macron éveille l'attention:

« Ce que vous avez décrit ce sont des conflits d'intérêts, cela se caractérise pénalement, donc soit ce que vous venez de faire, Mme Le Pen, c'est de la diffamation, soit soyez plus précise et allez devant la Justice de notre pays […], mais je ne vous laisserai pas diffamer! »

Macron a-t-il voulu éviter de parler de trafic d'influence, car cela aurait donné trop de crédit aux propos de la présidente du Front national ou s'est-il simplement emporté pour ne pas laisser la main à Marine Le Pen pendant le débat?

Peut-être que bientôt la justice indépendante de notre pays nous donnera des éléments de réponse.

PS: la rédaction de Sputnik a proposé à l'ensemble des personnes citées dans notre enquête de réagir à ce sujet, ce qu'elles n'ont pas encore fait, à l'exception de Philippe Arraou, qui estime que la comparaison entre sa situation et celle de Marc Ladreit de Lacharrière est « bien hasardeuse », réfutant tout « copinage » ou « arrangement entre amis ».« Cela m'a fait plaisir de demander à Emmanuel Macron de me la remettre, mais ce n'est pas pour des services rendus, ni par l'un, ni par l'autre. C'est vraiment au titre d'une amitié entre nous deux » précise-t-il encore.

Nos colonnes et nos studios sont naturellement ouverts à d'autres personnalités d'En Marche! s'ils souhaitent apporter à nos lecteurs des précisions sur les faits évoqués dans cet article.

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«Quand Washington parle clairement, les Européens n'ont plus d'autre choix que de s'aligner»

Publié le 31 Mars 2017 par France Révolution

Jean-Marc Ayrault

Jean-Marc Ayrault

Les déclarations américaines concernant le président Bachar el-Assad ont eu un effet magique. Elles ont valeur de feu vert pour les Européens, incapables de penser et de décider par eux-mêmes, estime l'ancien ambassadeur de France, Michel Raimbaud.

RT France : L'ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'ONU Nikki Haley a affirmé le 30 mars que Washington ne considérait plus le départ du président syrien Bachar al-Assad comme une prioritépour mettre fin au conflit dans le pays. Que signifie ce changement dans le discours diplomatique américain ?

Michel Raimbaud (M. R.) : Le président Trump n’a jamais dit que c’était une priorité. On a cru percevoir, en tout cas, que la question du départ de Bachar el-Assad ne serait pas son obsession. Cela a maintenant été dit officiellement : ce n’est plus une priorité. Ce n’est pas une surprise, mais cela donne de l’assurance. Il a été précisé, et c’est du bon sens, qu’il appartenait désormais au peuple syrien de décider du choix de son président.

Cette évolution de la position américaine peut provoquer des changements dans d’autres pays qui étaient intraitables concernant le sort président Assad.

Les déclarations américaines concernant le président Bachar el-Assad ont eu un effet magique : c'est un feu vert pour les Européens, incapables de penser et de décider par eux-mêmes, à moins que ce ne soit perçu comme un ordre

RT France : Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a déclaré le 31 mars que la question du départ de Bachar el-Assad n'était pas primordiale, est-ce une conséquence directe de la prise de position américaine ?

M. R. : Effectivement, les déclarations américaines concernant le président Bachar el-Assad ont eu un effet magique, qui n'a pas tardé à se faire sentir : c'est un feu vert pour les Européens, incapables de penser et de décider par eux-mêmes, à moins que ce ne soit perçu comme un ordre...

En déclarant sans tarder que le départ de Bachar el-Assad n'est plus indispensable alors que lui et ses prédécesseurs avaient fait de ce départ une obsession, le ministre Ayrault confirme une chose... pour ceux qui en auraient douté : quand Washington parle clairement, les Européens n'ont malheureusement plus d'autre choix que celui de s'aligner... Ceci est encore plus vrai lorsqu'on arrive à une réunion de l'OTAN où l'on va rencontrer RexTillerson, le secrétaire d'Etat de Donald Trump.

La Turquie a des stratégies successives qui se soldent généralement par un échec

RT France : La Turquie a annoncé le 30 mars qu'elle arrêtait l'opération «Bouclier de l’Euphrate»qu'elle menait en Syrie. La stratégie générale de la coalition dirigée par les Etats-Unis en Syrie est-elle en train de changer ?

M. R. : La Turquie a des stratégies successives qui se soldent généralement par un échec. Mais elle a une obsession qui est celle d’éviter la création d’une entité kurde, dans le nord de la Syrie ou ailleurs, car cela pourrait mener à une contagion. On sait que le gros de peuple kurde se trouve, non pas en Syrie où il n’est qu’une minorité occupant une portion marginale de territoire, mais en Turquie. C'est elle qui héberge la majorité des Kurdes. Il y a déjà une entité kurde plus ou moins autonome en Irak, et pour les Turcs, ce serait une catastrophe de voir émerger un deuxième Kurdistan en Syrie. Ils ne pourraient plus éviter qu'il s'en forme un en Turquie aussi, risquant du même coup de perdre près d'un tiers du territoire turc. Avant, ils avaient peut-être l'ambition d’avancer vers Alep ou vers Mossoul, mais actuellement, c’est plutôt du passé.

 

RTF.

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Et si Bernard Cazeneuve refusait de quitter Matignon après la présidentielle ?

Publié le 31 Mars 2017 par France Révolution

Bernard Cazeneuve

Bernard Cazeneuve

Selon Challenges, le Premier ministre aurait indiqué qu'il ne démissionnerait pas après l'élection d'un nouveau président. L'entourage dément. Mais d'après la Constitution, il en a le droit. Que se passerait-il si ce scénario inédit se réalisait ?

Une phrase qui fait tilt 

 

Tout est parti d'une phrase : «Je n'ai laissé aucune lettre de démission en blanc à la présidence». Selon le magazineChallenges, c'est ce qu'aurait affirmé Bernard Cazeneuve le 30 mars dernier. Une phrase qui semble avoir crée un véritable quiproquo.

En effet, Le Lab, qui s'est intéressé à cette citation, a expliqué que la phrase avait aussitôt été reprise par le journaliste politique de Challenges Nicolas Domenach, qui en aurait extrapolé que par cette tirade, l'actuel Premier ministre faisait clairement savoir qu'il n'avait «aucunement l'intention de déserter le front de Matignon au cas où Marine Le Pen emporterait la présidentielle». 

Pourtant, l'entourage de Bernard Cazeneuve dément, assurant que jamais le Premier ministre n'a envisagé un tel scénario. Et l'article censé relater les propos du Premier ministre dans Challenges est aujourd'hui introuvable. Aurait-il été supprimé ? Enfin, quand bien même cette citation de Bernard Cazeneuve serait authentique, elle ne mentionnerait pas spécifiquement la candidate frontiste, mais tout potentiel nouveau président de la République. 

Un scénario inédit... mais pas impossible

Ce qui ressemble fort à un emballement médiatique a toutefois le mérite de soulever d'intéressantes questions. Car si Bernard Cazeneuve refusait vraiment de quitter son poste à Matignon, aucun président de la République, quel qu'il fût, ne pourrait l'y contraindre. Cela entraînerait aussitôt une impossibilité de gouverner pour le nouveau président, élu au suffrage universel. 

D'un point de vue strictement constitutionnel, un tel scénario n'est pas impossible. Car rien n'oblige le Premier ministre à démissionner de son poste après l'élection d'un nouveau président de la République. L'exécutif, et donc son chef le Premier ministre, n'est responsable que devant l'Assemblée nationale, qui seule peut le destituer en votant une motion de censure. Un cas de figure inédit dans l'histoire de la Ve République.

Quelles possibilités s'offrent au président élu si l'ancien gouvernement refuse de démissionner ?

Si les choses venaient à prendre une telle tournure, il ne resterait au nouveau président ou à la nouvelle présidente qu'à attendre l'élection d'une nouvelle majorité aux législatives du mois de juin. Ou que les députés du parti présidentiel déposent une motion de censure contre le gouvernement... qui soit votée par l'Assemblée, aujourd'hui majoritairement socialiste. Seul ce cas de figure entraînerait la démission du pouvoir exécutif.

Il existe toutefois un plan B : le nouveau président aurait également la possibilité de déclencher l'article 16 de la Constitution, qui accorde les pleins pouvoirs au président de la République «en cas de crise majeure», plus précisément «lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu». 

Après consultation officielle du Premier ministre, des présidents de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil constitutionnel, le président de la République pourrait donc s'octroyer les pleins pouvoirs. Reste qu'un refus de Bernard Cazeneuve de quitter Matignon constituerait «un cas de crise majeur pour la Nation» qui semble quelque peu exagéré...

Plus sérieusement, le président de la République peut toujours décider de dissoudre l'Assemblée nationale, entraînant des élections législatives anticipées, comme l'avait fait Jacques Chirac en 1997.

On peine à en voir l'intérêt, à peine un mois et demi avant les législatives de juin... si ce n'est dans le but de contraindre un Premier ministre refusant obstinément de rendre les clefs ?

 

RTF.

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Jean-Marc Ayrault c'est une vraie girouette, il affirme qu'il ne faut plus se focaliser sur le départ d'Assad

Publié le 31 Mars 2017 par France Révolution

Jean-Marc Ayrault c'est une vraie girouette, il affirme qu'il ne faut plus se focaliser sur le départ d'Assad

Le chef de la diplomatie française a estimé qu'il ne fallait pas se focaliser sur le sort du président syrien pour tenter d'obtenir un accord de paix en Syrie. Ce revirement s'opère au lendemain la prise de position américaine sur la question.

«Si certains veulent à tout prix qu’on place le débat sur : "Est-ce que l'on garde Assad ou est ce que l'on ne garde pas Assad", ce n'est pas comme cela que la question se pose. La question est celle de savoir si la communauté internationale respecte ses propres engagements», a estimé Jean-Marc Ayrault en arrivant à une réunion de l'OTAN à Bruxelles, le 31 mars.

«Si on veut la paix et la sécurité durables en Syrie, il ne faut pas seulement l'option militaire, il faut l'option politique et l'option politique, c'est la négociation pour une transition» conformément à la position adoptée en décembre 2015 par l'ONU, a-t-il insisté, marquant un tournant dans la position du Quai d'Orsay sur le dossier syrien.

Ces déclarations surviennent au lendemain d'annonces, très similaires, de la part de Washington. Le 30 mars, les Etats-Unis ont ainsi assuré ne plus faire du départ du président syrien une «priorité» et opérer un tournant stratégique dans la recherche d'un règlement du conflit en Syrie qui dure depuis six ans.

«Le sort du président Assad, à long terme, sera décidé par le peuple syrien», avait déclaré le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, lors d'une conférence de presse à Ankara en compagnie de son homologue turc, Mevlüt Cavusoglu. 

Le même jour, l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Nikki Haley, a elle aussi insisté sur ce point, ajoutant que son pays voulait travailler avec la Turquie et la Russie pour trouver une solution politique à long terme en Syrie, plutôt que de se focaliser sur le sort du président syrien.

«Quand vous regardez la situation, il faut changer nos priorités et notre priorité n'est plus de rester assis, là, à concentrer nos efforts sur le départ d'Assad», avait-elle notamment déclaré. Des déclarations faisant écho aux engagements formulés par Donald Trump, au cours de la campagne présentielle américaine. L'ex-candidat républicain s'était en effet distingué de sa rivale démocrate, Hillary Clinton, sur ce dossier, en se disant prêt à collaborer avec le chef de l'Etat syrien.

Bachar el-Assad mérite-t-il finalement d'«être sur la Terre» pour le Quai d'Orsay ? 

La France a longtemps exigé farouchement que Bachar el-Assad parte avant qu'une transition politique ne soit engagée en Syrie. Cette position avait été incarnée dans sa dimension la plus brutale par l'ancien ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Il avait même déclaré en 2012 que Bachar el-Assad «ne mériterait pas d'être sur la Terre».

François Hollande a mené une politique très offensive vis-à-vis des autorités syriennes, allant jusqu'à livrer de l'armement à l'opposition prétendument «modérée». Le chef de l'Etat français était même prêt, en août 2013 à lancer des chasseurs bombardiers français sur Damas. 

Comme cet élan guerrier, stoppé par Washington, c'est aujourd'hui le retournement de la diplomatie américaine qui semble avoir donné le ton de la nouvelle position française vis-à-vis du président syrien.

Il y a quelques mois encore, Jean-Marc Ayrault avait pourtant fermement condamné le déplacement deThierry Mariani et de Nicolas Dhuicq à Alep et à Damas, où ils ont rencontré Bachar el-Assad. «Je suis profondément indigné. Parce que ça, c’est l’alignement sur les Russes. Moi, je suis totalement en désaccord avec cette ligne politique», avait-il affirmé

 

RTF.

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Irak : Les artilleurs français ont franchi le seuil des 600 missions

Publié le 31 Mars 2017 par France Révolution

Irak : Les artilleurs français ont franchi le seuil des 600 missions

Ces dernières semaines, les artilleurs français de la Task Force Wagram, qui mettent en oeuvre 4 CAESAR (Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm) depuis une position située au nord de Mossoul, ont connu une activité intense, avec, en moyenne, pas moins d’une cinquantaine de missions effectuées en moyenne par semaine.

La tâche assignée à la TF Wagram consistait à appuyer, par des tirs de destruction et d’éclairement, la 9e Division irakienne dans sa manoeuvre visant à s’emparer du secteur de Badush, au nord-ouest de Mossoul, l’objectif étant d’encercler totalement la ville, où une offensive est en cours pour en déloger les jihadistes de l’État islamique (EI ou Daesh).

Depuis la fin de cette manoeuvre d’encerclement, les demandes d’appui adressées à la TF Wagram ont été plus rares. Le compte-rendu des opérations publié par l’État-major des armées le 22 mars dernier a ainsi fait état de seulement 13 missions réalisées en appui de la 9e division afin de « sécuriser la zone de Badush. »

A priori, les jihadistes y sont encore actif car la TF Wagram a de nouveau été sollicitées à 27 reprises entre le 23 et le 30 mars. Selon l’EMA, les CAESAR ont effectué 22 missions de neutralisations (et 5 d’éclairement) dans le cadre d’une « effort » sur les « points de franchissement du Tigre et dans les collines surplombant la région de Badush, zone refuge de combattants de Daesh. »

C’est ainsi que, depuis leur déploiement près de Mossoul, en septembre 2016, les artilleurs français ont franchi le seuil symbolique des 600 missions effectuées au profit des forces irakiennes. En décembre, le cap des 200 missions avait été franchi.

Lors d’une mission d’artillerie, il est possible de tirer plusieurs dizaines de munitions. Ainsi, le 13 mars, l’EMA indiquait que la TF Wagram avait consommé plus de 160 obus pour répondre à 7 sollicitations des forces irakiennes. Au doigt mouillé, on peut estimer que les CAESAR ont tiré plus de 10.000 fois au maximum au titre de l’opération Chammal.

 

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