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France Révolution

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«Nous vivons comme les Français: nous ne travaillons pas et nous ne payons pas»

Publié le 16 Septembre 2017 par France Révolution

«Nous vivons comme les Français: nous ne travaillons pas et nous ne payons pas»

Selon lui, son mode de vie controversé reproduit celui des Français: il ne travaille pas, son logement, il l’a «envahi». Piotr Pavlensky, artiste russe, connu pour ses performances extrêmes et accusé d'agression sexuelle, raconte au Deutsche Welle sa vie en France, qui s’est fait ce cadeau lorsqu’il lui a accordé l’asile politique en mai.

L'artiste russe Piotr Pavlensky a obtenu, avec sa femme Oksana Chaliguina et leurs deux enfants, l'asile politique en France au mois de mai. Par ses performances qui l'ont rendu célèbre, il dénonçait le gouvernement russe. Il n'hésita pas, par exemple, à se clouer la peau des testicules sur les pavés de la place Rouge.

​A l'heure actuelle, il semble vouloir dénoncer les mécanismes internes de la vie des Français, au moins autant qu'il les comprend. Pour le moment, exclusivement par la parole.

«Certes, il est plus facile d'habiter en France qu'en Russie, si l'on vit comme un Français», affirme-t-il dans un entretien au Deutsche Welle, sans s'étendre sur les difficultés qui l'ont poussé à quitter le sol russe. Accusé d'agression sexuelle et auteur de plusieurs actions controversées, il n'a jamais n'a été condamné à aucune peine à laquelle il aurait pu vouloir échapper.

Il ne se dit pas très enthousiasmé par son environnement actuel et s'autorise à parler pour ses nouveaux «concitoyens». «Je peux parler pour les Parisiens — ils nient le travail. Ils sont, globalement, d'avis que les migrants doivent travailler et les touristes payer.»

 

Quel que soit l'avis des Parisiens en l'espèce, la bombe à retardement qu'est Piotr Pavlensky et qui peut exploser à tout moment, comme en témoigne son passé, profite de la vie dans l'Hexagone telle qu'elle lui a été offerte par son statut de réfugié politique: il affirme avoir adopté avec succès le mode de vie des Parisiens qu'il décrit:

«Nous nous sommes intégrés et nous identifions aux Français, c'est pourquoi nous vivons comme les Français: nous ne travaillons pas et nous ne payons pas. Par exemple, l'immeuble où nous habitons — nous l'avons envahi.»

En réponse à la protestation de la journaliste du Deutsche Welle, qui n'est pas d'accord sur le fait que la «plupart des Français» vivent de cette façon, l'artiste insiste:

«Ils sont très nombreux. Les gens, qui habitent ici et qui ne s'identifient ni à l'immigration ni aux touristes, vivent grâce aux saisies, aux vols et à la redistribution des biens.»

A la demande de donner un exemple ce qu'il a volé, Piotr Pavlensky ne se montre en rien embarrassé:

«Nous nous servons dans les magasins. Les agents de sécurité ne sont pas trop attentifs ici. Les moyens de transport sont aussi faiblement contrôlés et protégés. Par exemple, nous n'avons chassé personne de cette maison. Elle était vide», avance-t-il sa raison d'envahir l'immeuble.

En cela, le choix de Piotr Pavlensky et de sa concubine (le couple promeut la lutte contre les valeurs traditionnelles) a été prémédité: leurs motifs consistaient en la connexion des cultures et en l'influence de la culture française sur la russe au fil du temps.

L'une des performances organisées par Piotr Pavlensky s'intitule «Liberté», une action de solidarité avec l'Euromaïdan: tôt dans la matinée du 23 février 2014, un pont de Saint-Pétersbourg s'est retrouvé recouvert de pneus et de drapeaux ukrainiens en feu. Piotr Pavlensky a préféré s'installer quelque part où règne le sentiment de révolution permanente. Mais il s'est désintéressé de Kiev, car il n'était pas resté longtemps en état de Maïdan. Il a alors choisi la France, qui ne satisfait pas non plus à ses exigences:

«Ce que j'observe maintenant en France me rappelle un cimetière pour loisirs touristiques. En général, ce pays vit encore dans le passé.»

Piotr Pavlensky a été interpellé et traduit en justice pour certaines de ses performances. Il a quitté la Russie à la suite de l'ouverture d'une enquête sur l'agression sexuelle dont l'actrice du Teatr.doc Anastasia Slonina avait déclaré être la victime, ce qu'il nie. Pour le moment, l'artiste voit plusieurs leviers auxquels le gouvernement russe pourrait recourir pour l'«éliminer», selon sa terminologie.

 

«Premièrement, on peut limiter ma sortie du territoire russe à l'amende impayée et au procès du FSB, la somme s'élevant jusqu'à peu près un million de roubles [quelque 15.000 euros, ndlr]. Deuxièmement, on peut m'arrêter dans le cadre d'une affaire pénale pour blessures», énumère-t-il sans rien démentir ou voir quelque chose de grave dans ses démarches.

Pour lui, il reste toujours un intellectuel qui «ne tolère pas la goujaterie», une idéologie qui lui permet de faire ce qu'il croit nécessaire.

Les performances souvent choquantes de Piotr Pavlensky restent gravées tant dans les mémoires du public que dans les dossiers de la police. En 2012, l'artiste s'est cousu les lèvres en soutien au groupe de punk rock féministe Pussy Riot, dont des membres avaient été condamnées à deux ans de colonie pénitentiaire pour avoir improvisé une «prière punk» devant l'autel de la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou.

​En 2013, sa performance s'est déroulée sur la place Rouge où il s'était cloué la peau des testicules sur les pavés pour démontrer son apathie face à la société russe. Puis en 2015, il avait versé de l'essence sur les portes du siège du FSB à Moscou et les avait incendiées.

 

 

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