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France Révolution

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Le général Pierre de Villiers évoque des opérations « différées, voire annulées, faute de moyens disponibles »

Publié le 14 Juillet 2017 par France Révolution

Le général Pierre de Villiers évoque des opérations « différées, voire annulées, faute de moyens disponibles »

Ainsi, le président Macron a rappelé à l’ordre le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), parce qu’il a protesté contre les 850 millions d’euros qu’exige Bercy du ministère des Armées.

Pour mesurer l’effort qui est demandé aux Armées, quelques chiffres suffisent. La dépense publique, en France, est équivalente à 56-57% du PIB tandis que la part du budget de la mission défense en représente environ 1,7%. Et c’est donc sur ce 1,7% que seront pris 20% des sommes dont le ministère de l’Action et des Comptes publics a besoin pour satisfaire le pacte de stabilité, qui a donc pris le pas sur le pacte de sécurité.

Cela étant, cette méthode qui consiste à faire des Armées une variable d’ajustement budgétaire n’a rien de surprenant : elle est appliquée non sans acharnement depuis des années sans avoir d’autre résultat que d’amoindrir les capacités militaires de la France, tout en faisant mine d’oublier qu' »un euro investi dans la défense représente deux euros de retombées pour l’économie nationale avec des effets de levier extrêmement puissants en matière de recherche et de développement, d’aménagement du territoire, d’emploi, d’exportations et, in fine, de compétitivité. » (*)

« Je considère pour ma part qu’il n’est pas digne d’étaler des débats sur la place publique. J’ai pris des engagements, je suis votre chef. Les engagements que je prends devant les concitoyens, devant les armées, je sais les tenir et je n’ai à cet égard besoin de nulle pression, de nul commentaire », a donc lancé le président Macron lors de la traditionnelle réception donnée par le ministère des Armées avant le défilé du 14-Juillet.

Et M. Macron d’insister : « J’aime le sens du devoir, j’aime le sens de la réserve qui a tenu nos armées là où elles sont aujourd’hui. Et ce que j’ai parfois du mal à considérer dans certains secteurs, je l’admets encore moins quand il s’agit des armées. »

En matière de renouveau des pratiques politiques, on repassera donc puisque l’on en revient ainsi à la IIIe République. « Je rayerai du tableau d’avancement tout officier dont je verrai le nom sur une couverture », dit un jour le président (et maréchal) Mac Mahon. Et cela n’est d’ailleurs pas sans rappeler le mot malheureux qu’Alain Juppé avait tenu à l’égard du général de gendarmerie Bertrand Soubelet. « Un militaire, c’est comme un ministre : ça ferme sa gueule ou ça s’en va », avait-il dit, ce qui déclencha un tollé à l’époque. Mais c’est oublier que l’obéissance est une chose et que la servilité en est une autre.

Or, en protestant vigoureusement contre les coupes budgétaires qui vont de nouveau s’appliquer aux armées, le général de Villiers est parfaitement dans son rôle. C’est même son devoir d’alerter sur les conséquences qu’une telle décision peut avoir sur les capacités opérationnelles, la vie de ceux dont il a la charge et surtout sur la défense de la France et des Français.

D’ailleurs, en octobre 2014, lors de l’une de ses premières auditions à l’Assemblée nationale, le général de Villiers ne donna déjà pas dans la langue de bois. « Il n’y a plus de gras dans nos armées, on attaque le muscle. C’est mon devoir de vous le dire », avait-il prévenu.

Dans une tribune publiée par le Figaro, ce 14 juillet, le CEMA a donc tenu son rôle, une nouvelle fois, tout en y mettant quelques formes. « Nos armées sont confrontées, depuis plusieurs années, à une situation de forte tension, sous l’effet combiné d’un niveau d’engagement très élevé, qui s’inscrit dans la durée – 30.000 soldats en posture opérationnelle, de jour comme de nuit, depuis plus de deux ans – et d’un contexte budgétaire compliqué. Ce grand écart n’est pas tenable », a-t-il fait valoir.

Et d’ajouter : « Notre liberté d’action en souffre déjà, ponctuellement. C’est le cas, par exemple, à chaque fois qu’une opération doit être différée, voire annulée, faute de moyens disponibles. » Mais qui en est conscient, à part ceux qui sont directement concernés? Et qui le sera, si le président veut imposer le silence dans les rangs?

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