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France Révolution

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La guerre permanente et ses coûts

Publié le 14 Juillet 2017 par France Révolution

La guerre permanente et ses coûts

La guerre est une horreur. La guerre permanente est une horreur permanente. Elle est une horreur pour l'être humain, mais aussi pour les autres espèces et la planète. Les armes utilisées nous détruisent, en plus de contaminer et détruire la nature. 

Malgré notre connaissance générale des horreurs de la guerre et notre acceptation de la paix et de l'État de droit, la guerre est devenue une caractéristique permanente - destructrice, cruelle, déshumanisante et vindicative - en ce 21e siècle. Son message est le suivant : ceux qui tuent et détruisent le plus dominent. Dans un discours livré en 1933, le major général Smedley Butler a dit ceci : « La guerre est un racket ». Butler, qui s'était enrôlé dans les Marine Corps en 1898, avait prédit la Deuxième Guerre mondiale et les guerres permanentes qui ont succédé. Il a servi son pays pendant 34 ans, mais comprenait comment les guerres se passaient et quelles étaient nos limites pour y mettre fin (1). 

Au cœur de la paranoïa guerrière qui caractérise ce début du 21e siècle, nous retrouvons l'OTAN et les USA. L'histoire des USA est ponctuée de violence, à commencer par sa propre guerre civile, environ un siècle après sa guerre d'indépendance de 1776, qui a tué entre 620 000 et 820 000 soldats.

« Selon le recensement de 1860, 8 % de tous les hommes blancs de 13 à 43 ans sont morts à la guerre, dont 6 % dans le Nord et 18 % dans le Sud (...) la guerre a détruit en bonne partie la richesse qui existait dans le Sud - obligations confédérées confisquées, faillite des banques et des compagnies de chemin de fer, chute des revenus à moins de 40 % de ceux du Nord, une situation qui perdurait encore au tournant du siècle. » (2)

Après l'offensive menée par l'administration de George HW. Bush contre l'invasion du Koweït par l'Irak en 1991, puis d'un certain nombre de frappes par l'administration Clinton (en 1993, 1996 et 1998 - opération Renard du désert), le monde est entré en état de guerre permanente en 2003, quand l'administration de George W. Bush et sa « coalition des pays volontaires » ont envahi l'Irak. C'est qu'il y avait un plan :

« Il (GW Bush) a réitéré sa doctrine de préemption lors de son discours de West Point en juin. 

"Si nous attendons que les menaces se matérialisent, nous aurons attendu trop longtemps (...). Nous devons amener la bataille à l'ennemi, déranger ses plans et devancer les pires menaces avant même qu'elles ne soient mises à jour." 

Ce qui a été moins rapporté, c'est que dans ce même discours, Bush a réaffirmé le thème central du plan. Il a déclaré que les États-Unis empêcheraient l'émergence d'une puissance rivale en comptant maintenir "des forces militaires sans rivales." Le président a ainsi adopté une stratégie que l'administration de son père avait élaborée dix ans plus tôt pour s'assurer que les États-Unis demeurent la puissance proéminente du monde. Pendant que les manchettes titraient « préemption », personne n'a remarqué la stratégie de domination annoncée. »(3)

L'administration Bush a obtenu l'assentiment du Congrès pour son attaque en sachant fort bien que l'ONU n'autoriserait pas de résolution en faveur d'une telle attaque. Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU d'alors, l'a qualifié « d'acte de guerre illégal », mais n'y a pas mis fin. En autorisant l'attaque, le Congrès des USA a établi de facto une guerre permanente, dont les coûts ne sont pas examinés ou sont sous‑estimés. La population n'est pas mise au courant des coûts réels de la guerre, qui comprend non seulement nos morts et nos blessés, mais aussi les morts et les blessés civils chez nos ennemis, la mort d'autres espèces et la destruction économique et environnementale due à la guerre. De plus, le danger constant que la guerre dégénère en conflit mondial est ignoré ou rejeté. En faisant ressortir tout cela, il est à espérer que les gens seront plus sensibles aux risques, pour que des points de vue plus rationnels et moraux prennent le pas et permettent d'éviter un holocauste de toute forme de vie. 

La guerre : du racket à la destruction permanente 

Smedley Buttler a dit que la guerre est un racket faisant la fortune des uns, tandis que la grande majorité des autres paient de leur vie:

« C'est peut-être la plus ancienne, la plus profitable et certainement, la plus vicieuse forme de racket. Elle est d'envergure internationale. C'est la seule qui compte les profits en dollars et les pertes en vie humaine. Un racket est (...) quelque chose qui n'est pas ce que la majorité des gens pensent. Seul un petit groupe d'initié sait de quoi il retourne. La guerre est menée pour le bénéfice de peu aux dépens d'un grand nombre. En dehors des guerres, peu de gens font de grandes fortunes. De la Première Guerre mondiale seule une poignée de gens a recueilli les profits du conflit. Aux États-Unis, cette guerre a produit au moins 21 000 millionnaires et milliardaires. Combien de ces millionnaires de guerre ont porté une arme? Combien d'entre eux ont creusé une tranchée? Combien d'entre eux ont vécu le fait d'être affamé dans leur tranchée infestée de rats? Combien d'entre eux ont passé sans dormir des nuits effrayantes, recroquevillés sous les éclats d'obus et des balles de mitrailleuses?(...) 

Le public endosse la facture. » (1)

En décembre 2015, lors d'un discours livré à la base aérienne de Tampa (Floride), Barack Obama (le président des USA d'alors) a expliqué que la guerre permanente n'avait jamais été autorisée :

« Comme vous le savez trop bien, votre mission - et le cours de l'histoire - a changé après les attentats du 11 septembre. Quand j'ai pris mes fonctions, les USA étaient en guerre depuis sept ans. Pendant les huit années que j'ai été au pouvoir, il n'y a pas eu un seul jour sans qu'une organisation terroriste ou qu'une personne radicalisée ne complotait pour tuer des Étasuniens. Le 20 janvier, je deviendrai le premier président des USA à avoir servi deux mandats complets en temps de guerre. (...) En ce moment même, nous menons une guerre en vertu de pouvoirs conférés par le Congrès il y a 15 ans - 15 ans! Je n'avais pas de cheveux gris il y a 15 ans. Il y a deux ans, j'ai demandé au Congrès, mettons à jour l'autorisation, donnons-nous une nouvelle autorisation pour la guerre livrée à Daech (État islamique en Irak et au Levant), plus conforme à la nature changeante des menaces, en tenant compte des leçons que nous avons tirées pendant la dernière décennie. Mais le Congrès a refusé de voter une résolution en ce sens jusqu'ici. Les démocraties ne devraient pas être en état de guerre autorisée en permanence. Ce n'est pas bon pour nos militaires. Ce n'est pas bon pour notre démocratie. » (4)

L'administration Trump ne semble cependant pas s'en soucier et continue de mener des guerres fondées sur l'autorisation conférée à Bush par le Congrès en 2001. Ashton Carter, le secrétaire à la Défense de Trump, a dit clairement qu'il ne se sent pas concerné, qu'il croit en fait que la coalition doit rester militairement active, même après l'expulsion de Daech de Mossoul et Raqqa. À Washington, les responsables semblent fondamentalement d'accord avec la poursuite de la guerre contre le terrorisme. Edward Hunt s'interroge à propos des promesses répétées de mettre fin à la guerre et en faveur de la paix, pendant que l'état de guerre permanente se poursuit. Pour changer les choses selon Hunt, il faut un engagement politique. Les USA ont profondément changé et revenir à ce qu'il en était auparavant exige des efforts. Le président Trump reste indifférent à l'état de guerre permanente. Trump a augmenté le budget militaire des USA de 5 % pour 2017, en disant à ce moment-là que « combattre, c'est magnifique ». (5) 

Militarisme et contamination de l'environnement chez nous et partout ailleurs 

Nombreux sont ceux qui feignent d'ignorer comment le militarisme contamine l'environnement, en faisant comme si « l'éléphant blanc » assis dans leur salon n'était pas là. L'empreinte écologique des militaires aux USA est indéniable et immense. Elle constitue un problème même sur les 19 millions d'acres de terrain où se trouvent leurs 4 127 installations militaires. C'est un fait qu'a même reconnu en 2014 Maureen Sullivan, qui dirige le département des programmes écologiques au Pentagone, quand elle a dit qu'elle s'occupait de 39 000 sites contaminés dont le coût estimé s'élève à 27 mille milliards de dollars US. John D. Dingell, un membre du Congrès du Michigan ayant servi pendant la Deuxième Guerre mondiale, a affirmé que pratiquement tous les sites militaires des USA étaient sérieusement contaminés. 

 

 

© Champions for Cetaceans
Échouage à King Island, Tasmanie, en 2009. Des scientifiques croient qu’il pourrait être lié aux sonars navals utilisés par la marine australienne et étasunienne.

 

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http://www.wikistrike.com/2017/07/la-guerre-permanente-et-ses-couts.html

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