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France Révolution

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Trump annonce le retrait de l'accord de Paris sur le climat: «J'ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris»

Publié le 1 Juin 2017 par France Révolution

Trump annonce le retrait de l'accord de Paris sur le climat: «J'ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris»

Le président américain Donald Trump a officialisé la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Une décision que l’Europe ne désirait pas.

Donald Trump a annoncé officiellement sa décision à 19H00 GMT à la Maison Blanche. Il avait promis pendant la campagne électorale de retirer les Etats-Unis de cet accord visant à limiter la hausse de la température moyenne mondiale au nom de la défense des emplois américains.

Donald Trump avait toutefois hésité pendant de longues semaines et de nombreuses voix sur la scène internationale (Chine et UE en tête), dans le monde des affaires et au sein même de son administration, l’ont appelé à revoir sa position, rappelant ces derniers jours l’urgence d’agir face au réchauffement en cours.

Mitt Romney, l’ancien candidat républicain à la Maison Blanche en 2012, avait notamment estimé qu’avec la décision sur l’accord de Paris c’est « la place de l’Amérique comme leader mondial » qui est aussi en jeu. Les Etats-Unis sont le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, derrière la Chine.

 

Ironie de l’histoire, Trump a décidé de faire cette annonce dans la roseraie de la Maison Blanche. «J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris», a-t-il entre autres déclaré

Cinq choses à savoir sur l’accord de Paris

L’accord de Paris, dont Donald Trump s’est retiré, est le premier pacte engageant l’ensemble de la communauté internationale dans la lutte contre le changement climatique, qui constitue l’un des grands défis du 21e siècle.

147 pays : l’accord a été signé en décembre 2015 à Paris par 195 pays plus l’Union européenne, à l’issue de plusieurs années d’âpres négociations. A ce jour, 147 pays sont allés au bout de leur processus de ratification. Parmi les grandes économies, la Russie et la Turquie manquent à l’appel.

Préavis : pour se retirer de l’accord, un pays doit le notifier au secrétariat de la Convention climat de l’Onu (CCNUCC), mais il ne peut le faire que trois ans après l’entrée en vigueur du texte, effective depuis le 4 novembre 2016. Ensuite, il y a un préavis d’un an avant d’être réellement «sorti» de l’accord. Plus rapide mais aussi plus radical : un pays peut se retirer de la Convention climat de l’Onu, qui compte 197 membres. Cela est effectif un an après la notification. Dans les faits, à partir du moment où un pays dit qu’il se retire, il ne participe plus aux réunions de négociations, selon Todd Stern, l’ex-négociateur américain. Il ne finance plus la CCNUCC ou les programmes climat internationaux.

-2°C  : l’accord fixe un objectif global de maintenir la hausse de la température moyenne mondiale «bien en deçà 2°C» par rapport à l’ère pré-industrielle et si possible à 1,5°C, un seuil déjà synonyme de profonds changements selon les climatologues. Le plafond de 2°C n’est pas atteignable avec les engagements actuels de réduction de gaz à effet de serre que les pays ont pris sur une base volontaire. L’accord prévoit que ces objectifs soient révisés.

Énergies fossiles  : selon les experts du Giec, pour rester sous 2°C, il faut que les émissions de gaz à effet de serre soient diminuées de 40 à 70% d’ici 2050. Cela implique de se détourner progressivement des énergies fossiles (80% des émissions de gaz à effet de serre), ce que l’accord ne dit pas explicitement. Le texte indique seulement que les pays recherchent «un plafonnement des émissions dans les meilleures délais».

Transparence : si les objectifs nationaux sont volontaires, les pays se sont engagés à rendre compte de leurs politiques climat et de leurs résultats et à faire des bilans collectifs des efforts mondiaux. L’organisation de ce processus doit encore être précisée. La transparence doit aussi s’appliquer à l’aide fournie par les pays riches aux plus pauvres.

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