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France Révolution

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Totalitarisme : l’OCDE veut soumettre les enfants à la pédagogie scolaire dès la crèche

Publié le 23 Juin 2017 par France Révolution

Totalitarisme : l’OCDE veut soumettre les enfants à la pédagogie scolaire dès la crèche

Selon les statistiques de l’OCDE les enfants qui entrent dans un cursus scolaire dès la crèche réussissent mieux. Sous couleur d’égalité, elle recommande de soumettre les tout petits à la pédagogie dès les premiers mois de leur existence. Un pas décisif vers le totalitarisme au nom du progrès.
 
L’OCDE, qui fait autorité en matière scolaire dans le monde grâce à son classement PISA, publie une étude intitulée « Petite enfance, grands défis 2017 ». Il y apparaît que les enfants qui subissent la même pédagogie à la crèche et à la maternelle ont de meilleurs résultats que les autres. Parmi les bons les enfants de l’Europe du Nord, du Québec, de l’Allemagne, parmi les mauvais la France, où le seul objectif officiel est de garder les enfants en bonne santé.
 

OCDE, pédagogie à la crèche et résultats en maternelle

 
Pour Eric Charbonnier, expert auprès de l’OCDE, « Il n’est pas question de faire entrer les enfants des crèches dans le moule scolaire » en les tenant assis par exemple toute la journée, mais d’aligner le personnel de la crèche sur celui de l’école et de soumettre les plus petits à une pédagogie « commune déclinée en fonction des âges ». Une sorte de collège unique de la naissance au bac en quelque sorte.
 
Cette réforme est présentée comme un progrès notable de la crèche. « Il est temps de passer à un accueil plus qualitatif ». Elle doit permettre de « réduire les inégalités » en poussant les enfants « des milieux défavorisés ». Charbonnier appelle à « stimuler les enfants quand les familles ne le font pas ». L’OCDE estime en effet que les différences de niveau des élèves transcrivent des inégalités sociales. Si les enfants de moins de trois ans bénéficient d’une pédagogie et de « véritables objectifs éducatifs », ils « rentreront avec de meilleures bases dans les écoles maternelles » (il était temps de s’en occuper, car aujourd’hui, en dépit de l’allongement de la scolarité infantile, le niveau d’une CM2 n’atteint souvent pas celui d’un CP des années 50).
 

Soumettre les enfants à une pédagogie précoce

 
L’histoire ne dit pas si la réforme de la crèche produira une couvée d’énarques, mais la théorie dit que le fait de soumettre les enfants à la pédagogie scolaire dès la crèche va rétablir l’ascenseur social. La raison alléguée est la malléabilité des petits enfants et leur faculté d’apprendre : « On n’a pas assez développé la pédagogie alors que toutes les études internationales montrent qu’avant l’âge de trois ans, il se passe beaucoup de choses dans le cerveau d’un enfant. (…) Avant trois ans, les capacités cérébrales de l’enfant sont les plus fortes. Il acquiert toutes les bases des compétences socio-émotionnelles ou le langage ». En d’autres termes, les petits enfants sont éminemment plastiques et l’on peut en faire ce qu’on veut. On peut se substituer à leurs parents pour leur apprendre ce qu’on veut avec une pédagogie adaptée.
 

Le totalitarisme se sert de l’institution scolaire

 
Or l’observation de ce qui se passe aujourd’hui dans le premier cycle primaire et à la maternelle montre que la pédagogie y développe plus l’affect que le raisonnement. Corrélativement, on note que les élèves et étudiants que l’on va soumettre longtemps à la pédagogie scolaire (les bac +n) sont mieux formatés et moins rebelles au politiquement correct : autrement dit plus le temps passé dans l’institution scolaire est long, plus les enfants accueillent sans critique les enseignements du totalitarisme. C’est d’ailleurs pourquoi la troisième république a soumis les enfants dès l’âge de six ans à l’enseignement obligatoire, pourquoi les maternelles ont été conçues, et pourquoi la pédagogie à la crèche se trouve aujourd’hui recommandée. Ainsi les enfants sont ils arrachés à leurs parents (ce que Vincent Peillon nommait « leurs déterminismes ») pour être soumis à l’Etat et à son totalitarisme à visage progressiste. L’allégorie du joueur de flûte de Hamelin s’incarne dans les statistiques de l’OCDE.
 

Pauline Mille
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