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France Révolution

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Nantes : la mendicité « musulmane » s’installe dans le centre-ville et les marchés

Publié le 30 Juin 2017 par France Révolution

Nantes : la mendicité « musulmane » s’installe dans le centre-ville et les marchés

Pendant le ramadan – mois de jeûne musulman relatif puisque s’il est interdit de manger, boire ou fumer de l’aube au coucher du soleil, rien ne proscrit de manger une fois la nuit tombée – du 26 mai au 24 juin dernier, les Nantais ont pu constater une fois de plus que l’emprise visible de l’islam augmente dans les rues de la ville. En effet des mendiants musulmans – ou supposés tels – sont apparus tant dans le centre-ville que sur les principaux marchés.

Le phénomène est relativement récent – il est signalé en région parisienne après le tournant des années 2010 seulement. A Nantes, il l’est encore plus. Ce sont des vieilles femmes souvent, toutes serrées dans un grand foulard noir – sans voile intégral – tenant un écriteau libellé en arabe et ne parlant guère qu’arabe. Parfois sont-elles accompagnées d’une autre femme plus jeune. Assise à un point de passage, souvent un carrefour avec une corbeille devant elle, elles ne pipent mot de la journée, tenant leur écriteau à la main, affichant une attitude entre recueillement et désespoir.

Rien à voir avec la mendicité agressive et active que pratiquent d’autres communautés – notamment les Roms – dans les rues de l’hyper-centre (rues de Gorges, de la Fosse et du Port au Vin, places du Commerce et Royale, square Fleuriot, abords de la station de tramway Commerce) ou sur les grands marchés nantais. Cependant, une double exception confirme la règle – un homme d’origine maghrébine mendiait de façon très insistante auprès des commerçants et des clients du marché des Américains – au niveau du square – un mardi au début du mois de juin, selon plusieurs témoignages que nous avons recueillis.

L’une de ces mendiantes arabes, qui parlait quelques mots de français, nous a traduit son écriteau. Il y est écrit « mon mari a été tué, j’ai cinq enfants, venez-moi en aide ». Au moment du ramadan 2017 à Nantes ces mendiantes étaient présentes au carrefour des trams – celle-ci s’est ensuite déplacée au confluent de la rue de Feltre et du cours des Cinquante Otages, aux abords du marché de Bellevue le vendredi matin et sur celui de la Petite Hollande le samedi ; ces deux marchés sont très fréquentés par la communauté musulmane et comptent de nombreux commerçants qui vendent des produits halal ou sont issus de la communauté.

« C’est au moment du ramadan que l’on voit ce type de mendicité, car le jeûne est aussi l’occasion de rappeler les devoirs de l’islam, dont l’aumône. C’est le troisième pilier de l’islam, zakat, qui est à la fois l’aumône comme la voient les chrétiens – un don volontaire aux pauvres – et un impôt », nous précise un pratiquant nantais. Il existe aussi une zakat al Fitr, aumône de la rupture du jeune, initialement calculée comme un don en nature à destination des plus pauvres, à raison de quatre fois la contenance des deux mains en nourriture la plus couramment consommée dans la région où l’on habite – en 2009 des savants musulmans l’ont estimé, pour la France, à cinq euros par personne.

Par ailleurs, les musulmans sont réputés être généreux vis à vis des mendiants de leur communauté. Cependant les mendiantes qu’on a vu n’avaient guère l’air de faire de gros bénéfices, à en juger par les quelques pièces jaunes et rouges au fond de leur corbeille. D’autant plus que dans la tradition islamique, la mendicité est mal vue, tandis que les vrais nécessiteux sont ceux « qui n’importunent pas en mendiant », selon une sourate du Coran.

L’origine de ces mendiants, et le caractère réel de leur appartenance à l’islam pose question, notamment aux usagers du forum yabiladi, qui regroupe de nombreuses personnes originaires du Maroc ou qui y vivent toujours. Le 10 mars 2015 un sujet était posé sur le forum au sujet des « mendiants musulmans » en Ile-de-France. L’utilisateur darkvadour répondait illico « ce sont souvent des Roms qui mettent des foulards, apprennent à dire salam alikoum et fissa bilah », la fissabilah étant « à la fois l’expression demandant la charité des autres et une notion qui recouvre les actes de charités faits pour plaire à Allah », nous précise encore notre pratiquant musulman. Un autre utilisateur du forum, Playa92, rebondit illico : « je suis de la région parisienne et je n’ai jamais de ma vie vu un musulman mendier. Par contre j’ai vu des Roms avec des hijab dire slm alekoum et fissabillah. Ils savent que les musulmans sont généreux! », ce qui est confirmé par d’autres participants à la discussion.

En revanche certains pointent aussi le fait que des mendiants sont des Maghrébins de souche – c’est le cas aussi à Orléans, dans la très cosmopolite rue des Carmes lors des Ramadan 2015 et 2016, mais pas sur la place de Gaulle où se croisent les trams, et dont la mendiante « musulmane » était en fait une Rom de Bosnie… pays qui compte aussi une importante population musulmane.

Les « familles syriennes » mendient sur les grands marchés nantais

A ce phénomène de mendicité musulmane avérée ou fausse s’en ajoute un autre : la mendicité « syrienne ». Là encore, ce sont souvent des femmes en foulard noir, avec un écriteau en carton cette fois libellé en français approximatif – un peu comme ceux que tiennent les mendiants Roms dans le centre-ville – qui indique qu’il s’agit d’une « famille syrienne » qui aurait besoin d’argent. Elles ont souvent une poussette avec un enfant dedans et brandissent à qui mieux mieux des « cartes d’identité syriennes ».

Cependant un Français moyen peut en vérifier la véracité qu’avec difficulté, d’une, parce que tout est écrit en arabe, de deux car il n’y a pas le drapeau ou les symboles de la République arabe syrienne dessus, et de trois parce que dans le pays déchiré par la guerre civile, plusieurs autorités distribuent des documents d’état civil, sans compter les fausses cartes qui circulent par milliers.

En Ile-de-France, il est arrivé que des Syriens, là encore vrais ou faux, allaient dans les mosquées demander l’aide de leurs frères de religion – là encore, c’est très mal vu dans la tradition religieuse et culturelle musulmane. Dans l’agglomération nantaise, ces « familles syriennes », vraies ou fausses, sont présentes sur les marchés de Bellevue et de la Petite Hollande notamment, à raison d’une ou deux par marché, aux entrées.

Louis Moulin

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