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France Révolution

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Le Centre d’expertise aérienne militaire va lancer son premier « hackathon » pour encourager l’innovation

Publié le 25 Juin 2017 par France Révolution

Le Centre d’expertise aérienne militaire va lancer son premier « hackathon » pour encourager l’innovation

À l’occasion du Salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, le Centre d’expertise aérienne militaire (CEAM) de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, a présenté plusieurs innovations qui, réalisées en interne, visent à combler des lacunes opérationnelles et capacitaires.

Tel est le cas, par exemple, du DACAS (Digitally Aided Close Air Support ou Appui aérien rapproché assisté numériquement), imaginé à la demande des forces spéciales « Air ». Ce système, qui permet d’effectuer des frappes au sol sans communication radio entre l’avion et le contrôleur aérien avancé (FAC, Forward Air Controller), a abouti à un démonstrateur réalisé en moins de deux ans. Il a d’ailleurs été testé en mars 2016, à l’occasion de l’exercice Serpentex. « Des évolutions ont été réalisées par la suite. Cette solution sera intégrée dans le standard F4 du Rafale », explique l’armée de l’Air.

Le CEAM a également planché sur l’autonomie et la résistance aux intempéries du drone de surveillance LEMM (longue endurance, multi missions), utilisé pour la protection des sites militaires. Une solution à base de piles à combustibles, trouvée avec l’aide d’un « partenaire » extérieur, a permis de quadrupler l’autonomie de cet appareil.

Il a aussi été évoqué une liaison 16 virtuelle (Live Virtual Constructive ou LVC 16) pour « optimiser l’entraînement des escadrons de chasse en simulant des pistes fictives via la liaison 16 dans le poste de pilotage. » Ce projet, mené avec l’appui d’un industriel, donne lieu actuellement à un programme d’armement. Enfin, un aviateur du commando parachutiste de l’Air n°10 a imaginé, un kit d’alimentation et de protection universel (KAPU) destiné aux véhicules tactiques. Quatre démonstrateurs ont été réalisés en moins de 6 mois avant d’être utilisés en opérations.

En 2017, 30 projets répondant aux préoccupations opérationnelles des aviateurs ont été lancés, soit de manière autonome, soit avec le soutien d’un partenaire. « C’est une démarche ouverte. Nous ne travaillons pas seuls mais avec les forces, la direction générale de l’armement (DGA) et des partenaires industriels », a résumé le général Jean-Pascal Breton, le commandant du CEAM.

Mais il est question d’aller encore plus loin avec le hackathon que le CEAM va organiser en septembre prochain. Ce genre d’événement permet de trouver des solutions innovantes à des problèmes concrets en faisant plancher, pendant 48 heures, des équipes de passionnés ayant des compétences précises.

Avec ce hackathon, qui, appelé « Inovhacktion », aura lieu les 23 et 24 septembre prochains sur la BA 118, le CEAM espère « initier la résolution de problèmes des Froces selon une approche iconoclaste » tout en dynamisant le lien Armée-Nation.

En effet, il s’agira de réunir 60 participants civils pour plancher sur 6 thèmes (évacuer des individus par moyens aéroportés, numériser une situation de crise, détecter des images et objets d’intérêt, analyser intelligemment le retour d’expérience, identifier automatiquement les aéronefs et maîtriser un éco-système cyber).

Cet « Inovhacktion » s’adresse aux ingénieurs, informaticiens, médecins, pompiers, infographistes, érgonomes, météorologues, désigners et, plus simplement, aux « ingénieux ».

Récemment, la Marine nationale, en association avec Thales et l’École 42, a organisé un hackathon pour mettre au point un « système d’aide à la décision à partir du traitement d’une masse complexe et variée de sources de données ».

Cet évènement, qui a été un succès, a permis de distinguer un projet basé sur l’analyse de tous les flux vidéo disponibles sur internet tournés vers la mer. « Grâce à des algorithmes d’intelligence artificielle, les meilleurs images seront étudiées pour faire ressortir les caractéristiques des navires filmés en mer, dans les ports ou dans les passages resserrées » afin de les « croiser avec les données massives disponibles sur internet pour consolider la connaissance des activités maritimes », a expliqué le Sirpa Marine.

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