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France Révolution

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Etats-Unis : pour les experts, le plan de Mark Jacobson pour atteindre 100 % d’énergies renouvelables est irréaliste

Publié le 22 Juin 2017 par France Révolution

Etats-Unis : pour les experts, le plan de Mark Jacobson pour atteindre 100 % d’énergies renouvelables est irréaliste

Une nouvelle étude remet en cause l’hypothèse selon laquelle il serait possible d’avoir 100 % d’énergies renouvelables aux États-Unis. Cette hypothèse se fondait sur une étude de 2015 réalisée par une équipe de l’Université de Stanford dirigée par Mark Jacobson. Selon Jacobson, toute la consommation d’énergie aux États-Unis pourrait être satisfaite par le vent, l’eau et le soleil, sous réserve d’investissements de grande ampleur. Son étude – irréaliste – a déjà conduit certains législateurs à proposer des plans de transition vers 100 % d’énergies renouvelables.
 

Aux Etats-Unis, l’étude de Jacobson est la référence des partisans d’une transition énergétique radicale

 
Pourtant, l’équipe de chercheurs qui critique aujourd’hui les conclusions de Jacobson est composée de spécialistes du climat et de l’énergie, parmi lesquels des spécialistes des énergies renouvelables, et non pas comme on pourrait s’y attendre des représentants de l’industrie pétrolière ni des climatosceptiques patentés. Qui plus est, ils ont publié leur liste de critiques lundi dans Proceedings of the National Academy of Sciences, la même revue prestigieuse qui avait publié l’étude de Jacobson.
 
Dans son étude, Jacobson se fondait sur l’utilisation de deux sources d’énergie principales, l’éolien et le solaire, avec en appoint le recours à l’hydraulique ainsi qu’au pompage-turbinageet à plusieurs autres techniques, généralement encore expérimentales, pour le stockage de l’énergie électrique. Côté consommation, Jacobson table sur une gestion optimisée de la flexibilité d’une partie des charges.
 

Une étude en faveur des énergies renouvelables qui relève en réalité plus de la science-fiction que de la science

 
Premier reproche, et non des moindres, fait à Jacobson : alors que les capacités de production et de stockage des centrales hydroélectriques sont un élément majeur de son plan pour pouvoir faire face aux aléas de la production solaire et éolienne, la puissance hydroélectrique qu’il prévoit comme nécessaire (1.300 gigawatts) est presque dix fois supérieure à celle découlant des données actuelles sur lesquelles il appuie son étude. En tout état de cause, c’est une puissance totalement irréaliste au regard des contraintes actuelles aux États-Unis.
 
Deuxième reproche : s’il modélise des projections très précises dans le temps (prévisions de la production et de la consommation par intervalles de 30 secondes), le plan de Jacobson ne modélise absolument pas le réseau de transport de l’énergie dans l’espace. « Si vous ne modélisez même pas le système de transmission, comment pouvez-vous affirmez que vous disposez d’un réseau fiable ? », a demandé dans une interview Christopher Clack, le coordinateur de l’étude qui remet en cause le travail de Jacobson.
 

Mark Jacobson a fondé son plan sur des présupposés irréalistes

 
Quant aux techniques de stockage de l’énergie thermique et électrique prévues par Jacobson dans son étude, hormis pour le pompage-turbinage dans les centrales hydroélectriques, il s’agit principalement de technologies qui en sont aujourd’hui encore au stade expérimental ou, dans le meilleur des cas, qui n’ont été mises en œuvre en situation réelle qu’à petite échelle.
 
Voilà donc pour les principaux reproches, mais il y en a encore beaucoup d’autres dans l’étude publiée lundi, qui montrent qu’au stade actuel, le 100 % renouvelables relève encore de la science-fiction. Le risque pour le développement des énergies renouvelables, ce serait qu’un État décide de mettre en œuvre le plan de Jacobson pour s’apercevoir ensuite que cela ne fonctionne pas. Un autre risque, c’est qu’une politique des renouvelables à tout prix, encouragée entre autres par l’étude de Jacobson, porte préjudice au développement d’autres technologies importantes pour réduire les émissions de CO2.
 

Olivier Bault
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