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France Révolution

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Décès d'un adolescent après un dîner chez Quick en France: deux ans de prison avec sursis pour l'ex-gérant

Publié le 28 Juin 2017 par France Révolution

Décès d'un adolescent après un dîner chez Quick en France: deux ans de prison avec sursis pour l'ex-gérant

L’ancien gérant d’un restaurant Quick d’Avignon a été condamné mercredi à deux ans de prison avec sursis pour homicide involontaire, après la mort en 2011 d’un adolescent qui avait dîné dans son fast-food.

Le tribunal correctionnel d’Avignon a également condamné à une amende de 50.000 euros la société qui gérait le restaurant, dans lequel de nombreux manquements à l’hygiène avaient été relevés.

L’ancien gérant, Philippe Quérard, absent au délibéré, devra en outre verser 98.000 euros de dommages et intérêts à la famille de la victime, Benjamin Orset.

« On est arrivé à ce qu’on voulait, avoir une condamnation, ça fait énormément de bien. On sait qu’il risque d’y avoir une suite, mais il est reconnu coupable », a réagi son père, Christophe Orset, à la sortie de l’audience.

Le 22 janvier 2011, à midi, son fils, âgé de 14 ans, était mort brutalement à leur domicile, à Oppède (Vaucluse), après s’être levé la nuit pour vomir, et s’être plaint de nausées et de maux de tête. La veille, la famille avait dîné au Quick Cap Sud d’Avignon, dans une zone commerciale, avant d’aller au cinéma.

L’autopsie du jeune homme avait conclu à une « toxi-infection alimentaire », provoquée par un staphylocoque doré.

Des contrôles réalisés dans l’établissement le jour du décès de l’adolescent avaient révélé 14 non-conformités, dont cinq majeures.

Le procureur, Philippe Guémas, qui avait souligné l’état de saleté du fast food lors de l’audience mi-mai, avait requis 18 mois de prison avec sursis ainsi que 50.000 euros d’amende pour la société commerciale qui gérait le fast-food du prévenu.

Le tribunal avait pointé lors des débats une gestion des trois fast-food qu’il avait en franchise peu efficiente avec l’absence de formation et d’encadrement du personnel dans un souci de rentabilité.

L’avocat du prévenu, Me Philippe Van Der Meulen, avait lié dans sa plaidoirie la mort de l’adolescent à la cardiomyopathie dont il souffrait et qui a été découverte lors d’une des nombreuses expertises médicales.

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