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France Révolution

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Macron, Poutine, Versailles : la perfection au masculin

Publié le 30 Mai 2017 par France Révolution

Macron, Poutine, Versailles : la perfection au masculin

Tapis rouge et gardes républicains à Versailles pour Vladimir Poutine, poignée de main d’Emmanuel Macron, conférence de presse. Des relations diplomatiques ordinaires avec la Russie sont mises en scène comme une publicité cosmétique : c’est la perfection au masculin.
 
Je vous en fais un dernier pour la route sur le thème Dans le Macron tout est bon et puis après on arrête, jusqu’aux premières catastrophes, généralement prévues pour l’automne. A quoi sert Macron ? A adapter la France au mondialisme. Pour y arriver, que doit-il faire ? Se distinguer de cette gourde de Hollande et de cet excité de Sarkozy. Faire ce que promettait Marine Le Pen, remettre la France en ordre, afin de calmer les zincs, endormir la France d’en bas en attendant de satisfaire la France d’en haut et ses mandants. Cette nécessité commande depuis le sept mai le sans faute de Macron.
 

Macron, Poutine, et en même temps Versailles

 
Nouvelle étape, donc, après la poignée de main avec Trump, voici la réception de Poutine à Versailles. Macron, ou le petit qui veut se faire aussi grand que les grands. Cela rappelle Tintin, De Gaulle, ou encore la vieille blague de Jules : « Qui c’est, le type en blanc à côté de Jules ? T’as vu, à côté de Macron, comme il est petit, Poutine ? »
 
Maintenant, c’est vrai que l’Eliacin de l’Elysée présente mieux qu’Hollande le boudiné, qui avait en plus eu la grossièreté d’éconduire Poutine après l’invraisemblable affaire des vedettes Mistral, ou Sarkozy, avec ses manières de matelot bourré. Ça rassure l’électrice du septième arrondissement. On dira ce qu’on voudra mais il sait recevoir, Macron, sans provocation inutile, il connaît le protocole et tout, il a descendu les marches pour accueillir Poutine, et en plus il est beau. Et puis soyons honnête, la République n’est jamais plus belle qu’à Versailles. Ces gardes républicains qui brillent de tous leurs cuivres aux pieds du roi soleil, c’est la France. La liberté, l’égalité, la fraternité, et en même temps l’histoire, la gloire. La synthèse Macron. La perfection au Masculin, comme on disait naguère chez Gillette.
 

Une perfection diplomatique à portée du premier venu

 
En diplomatie, la com est presque tout, le geste, l’image : c’est un vrai régal pour Macron. Et pour Poutine, ou pour Trump, ces grands égocentriques narcissiques. Pour la plupart des chefs d’État en fait. Le roi fait son entrée, fanfares, jets d’eau, entremets et impromptus, tout est dit, les secrétaires d’État suivront.
 
La France de droite attendait que Macron efface les sottises de Hollande, on ne se fâche pas comme ça avec la Russie : OK, c’est fait, validé. La France de gauche attendait que Macron parle droits de l’homme et Syrie. OK, c’est validé, il a dit à Poutine que les avions à cocarde bleu-blanc-rouge bombarderaient impitoyablement quiconque utiliserait le gaz Sarin, et qu’il fallait se soucier des LGBT en Tchétchénie. Poutine a dit OK, ça ne mange pas de bortsch. De son côté Poutine attendait que la France deviennent moins rigide sur la Pologne. Macron a dit OK, validé, les sanctions nous font perdre de l’argent et ne servent à rien, et en plus, si je veux conserver mon couple avec Angela, il vaut mieux que je lui tienne un peu tête. D’ailleurs, même les Ricains doivent le savoir, la Crimée est russe.
 

Macron et Poutine comme larrons en foire en Syrie

 
Entre vous et moi, la Syrie, c’était du gâteau pour tout le monde. Macron pouvait se montrer intraitable sur le Sarin puisque les Russes ni Bachar el Assad ne l’utilisent. Et Poutine pouvait marteler que le terrorisme est l’ennemi numéro Un à abattre, puisqu’il communie dans cette fiction mondialiste. La lutte contre le terrorisme est la chose qui unit des hommes aussi différents les uns des autres que Trump, Poutine et Macron, c’est la quête qui détourne l’attention des peuples des vrais problèmes que sont l’ouverture des frontières, l’immigration-invasion et la désintégration de l’Europe par l’islam.
Le coup de menton militaire de Macron à propos du sarin, c’est la posture nécessaire à séduire sa gauche et son centre, c’est peut-être aussi un début de communication interne, si d’aventure les djihadistes frappaient au sarin demain en Occident : la ligne rouge entre « les démocraties » et « la barbarie ».
 

Poutine et Macron, duo masculin et régalien à Versailles

 
Ils étaient beaux, ils étaient sérieux, intimidants, crédibles, régaliens, Poutine et Macron à Versailles, leurs explications étaient « franches », chacun tenant sa position sans respect humain ni peur. Même, Poutine, a pu dire tout le bien qu’il pensait de Marine Le Pen pendant la conférence de presse, jugeant pleines de sens ses convictions sur la souveraineté des nations européenne et leur identité. De son côté Macron a accusé les médias russes Sputnik et Russia Today d’être des « organes d’influence et de propagande mensongère ».
 

La conférence de presse de Macron : une perfection

 
Cette conférence de presse conjointe, cette petite perfection de communication ouverte ressemble à la laïcité positive en terre d’islamisation rapide et à la liberté du renard dans le poulailler. Que le meilleur gagne, ou plutôt que les plus crédules s’intoxiquent. A votre avis, lequel des messages des deux hommes passera le mieux ? Macron le président parfait fut un hôte parfait qui laissait librement parler son hôte et qui a persuadé le public que les médias qui le critiquent mentent, tandis que les médias qui le soutiennent sont des médias objectifs. C’est propre, la presse Macron, pas un seul poil qui dépasse après un seul passage de la lame. La perfection au masculin.
 

Macron joue à la perfection

 
Un dernier détail. Alain de Benoist, le prêt-à-penseur de la droite qui sait tout, s’étonnait récemment que Macron ne soit pas « la marionnette fabriquée que l’on imaginait ». Deux erreurs en six mots. D’abord, Emmanuel Macron est bien une fabrication. Il est passé par l’atelier de Hollande, Minc, Attali, et quelques autres. Ce ne sont pas les imbéciles qu’un vain peuple croit. Là gît la deuxième erreur. On peut très bien être un produit, et un produit bien fait, un golem de compétition. La marionnette est de haut vol, elle a été choisie et formée pour telle, elle est conseillée en permanence pour la mission qui lui est confiée. Son excellence ne réside pas dans sa capacité à comprendre la France et son histoire, mais dans sa faculté de convaincre par des méthodes modernes, et de se donner ensuite les moyens d’accomplir sa mission par une communication sans faille, domaine où il profite des erreurs de ses prédécesseurs.
 

La perfection est facile, le mondialisme difficile

 
Il faut comprendre une chose : gouverner bien serait très facile. Les décisions qui sauveraient la France sont, contrairement à ce que l’on croit, évidentes et d’application aisée (si l’on ne tient pas compte des forces de frottement mondialistes), pour qui en aurait la volonté et le courage. C’est la révolution mondialiste, contraire à la nature, contraire aux enseignements de la civilisation et à la voix d’une conscience juste et d’une droite raison, qui est difficile. Le sans faute de Macron n’est donc qu’un saupoudrage de petites choses très faciles, une pincée de concessions à l’évidence qui lui permet de désarçonner la part de l’opinion qui n’est pas tout à fait pourrie. C’est comme dans la pub : un blaireau, un peu de mousse, on passe le rasoir avec application et on obtient la perfection au masculin.
 

Pauline Mille
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