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France Révolution

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Les forces spéciales françaises font plus qu’appuyer les troupes irakiennes à Mossoul

Publié le 30 Mai 2017 par France Révolution

Les forces spéciales françaises font plus qu’appuyer les troupes irakiennes à Mossoul

Les forces spéciales françaises envoyées dès 2014 dans le nord de l’Irak ont la mission de former et d’appuyer les troupes irakiennes, en particulier les combattants du Kurdistan irakien (Peshmergas), lesquels sont actuellement en première ligne face à l’État islamique (EI ou Daesh) dans la région de Mossoul.

La présence des commandos français en Irak se veut discrète, même si, toutefois, fin 2016, a fait l’objet d’une série de reportages diffusés par la presse (Le Figaro Magazine, France24, Europe1, etc…). Ces derniers ont mis en lumière le rôle tenu par les hommes du Commandement des opérations spéciales (COS).

En décembre, un officier de liaison a ainsi expliqué à Didier François, l’envoyé spécial d’Europe1, que les forces spéciales français ont apporté aux combattants kurdes irakiens « un appui très concret sur un certain nombre d’objectifs ennemis clairement identifiés sur lesquels nous avions travaillé dans les moindres détails. » Et un capitaine d’ajouter : « Ce sont les Peshmergas qui combattent, pas nous. Nous, on est là pour les appuyer avec nos moyens techniques, avec nos renseignements. »

Seulement, d’après un reportage du Wall Street Journal, le rôle de ces commandos ne s’arrêterait pas là. Sur la foi de témoignages recueillis auprès d’officiers irakiens et d’anciens responsables français, le quotidien affirme que les forces spéciales françaises ont fourni aux troupes antiterroristes irakiennes (ICTS, Iraqi Counter Terrorism Service) l’identité et les photographies d’une trentaine de jihadistes qualifiés de « high-value targets » (cibles de grande valeur).

« Un nombre inconnu de citoyens français ont été tués par l’artillerie et les forces terrestres irakiennes en utilisant les coordonnées de localisation et d’autres renseignements fournis par les [commandos] Français », ont affirmé, au Wall Street Journal, des commandants irakiens.

Ces informations sur les jihadistes français de l’EI sont collectées par une équipe d’une quarantaine d’opérateurs du COS, lesquels disposent de mini-drones et de moyens de renseignement électronique. En outre, ces militaires recueillent les preuves « physiques » sur le terrain et s’attachent à vérifier les correspondances ADN avec les combattants de Daesh recherchés.

Un haut responsable de la police irakienne a ainsi montré au le Wall Street Journal une liste de 27 individus recherchés en France en raison de leur appartenance présumée à l’EI. « Les forces spéciales françaises ont commencé à diffuser le document au début de l’offensive de Mossoul l’année dernière. Il est mis à jour au fur et à mesure que les hommes sont tués », a-t-il dit.

Un autre responsable irakien a confié que les militaires français sont « particulièrement préoccupées par les spécialistes des armes chimiques » de Daesh ayant travaillé sur le campus de l’université de Mossoul.

Pour résumer, les forces spéciales cherchent les jihadistes français et confient aux troupes irakiennes le soin de les éliminer afin de les empêcher de revenir en France, où ils seraient susceptible de commettre des attentats. Agir de la sorte évite les polémiques sur les « exécutions extra-judiciaire ».

Le quotidien américain a sollicité le ministère français de la Défense pour avoir des détails sur cette opération. Une porte-parole [Valérie Lecasble?] a refusé de faire le moindre commentaire. « Les forces françaises travaillent en étroite coopération avec leurs partenaires irakiens et internationaux » et combattent les jihadistes « indépendamment de leur origine nationale », a-t-elle seulement dit.

En janvier, alors qu’il était ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drianavait été très clair à ce sujet. « Parlons simple : ce sont nos ennemis, ils veulent nous tuer. (…) Nous nous battons contre un ennemi qui veut nous tuer. Et donc nous ciblons cet ennemi, en conservant les principes fondamentaux du droit des conflits armés qui nécessitent la précaution maximum concernant les atteintes aux vies civiles », avait-il dit.

Et d’ajouter : « Quand un chef militaire décide de combattre la France, avec des hommes armés, quelle que soit sa nationalité, tchétchène, belge, allemande, tunisienne, ou française, c’est notre ennemi. Donc, on le tape, donc on le cible. »

Photo : (c) Ministère de la Défense

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