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France Révolution

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Famille, filiation : analyse des positions d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen

Publié le 2 Mai 2017 par France Révolution

Famille, filiation : analyse des positions d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen

6 jours du deuxième tour des présidentielles, petit tour d’horizon des programmes et des prises de position des candidats, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, sur la question de la famille et de la filiation. C’est le site http://www.boomerang2017.fr/ – initié par la Manif pour Tous qui a établi cette comparaison.

Sur les mères porteuses :

Marine Le Pen :

« Face aux pressions d’autorités supranationales, maintenir l’interdiction de la GPA 
Source : Programme de Marine Le Pen, page 13 .

« Je suis très opposée à la GPA, du plus profond de mon être, parce que je suis tout à fait opposée à la commercialisation du corps, à ce consumérisme épouvantable qui est en train de frapper notre société et qui fait qu’on envisage même d’acheter aujourd’hui des bébés. Tout cela me révulse. »
Source : L’Émission politique, France 2, 13 février 2017

Emmanuel Macron : 

« La CEDH laisse la possibilité à chaque État d’autoriser ou d’interdire la GPA sur son sol. Pour ma part, je n’autoriserai pas la GPA en France et je poursuivrai le travail déjà engagé par notre pays au sein de la Conférence de la Haye pour lutter contre les dérives et les trafics par un encadrement strict de la GPA à l’échelon international. » 

Questionnaire pour l’élection présidentielle, Inter-LGBT, page 2

« Je ne suis pas favorable à autoriser la GPA en France mais je m’engage à ce que les enfants issus de la GPA nés à l’étranger voient leur filiation reconnue à l’état-civil français. Comme tous les enfants, nous avons le devoir de les protéger. La circulaire du 25 janvier 2013 permettant de reconnaître les enfants nés d’une gestation pour autrui à l’étranger n’est pas uniformément appliquée sur le territoire français, ni dans tous les consulats. Je souhaite donc la compléter selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme. Dans le même temps je lancerai une initiative internationale afin de s’attaquer au problème de la GPA très peu payée et subie et lutter contre le trafic d’enfants et de femmes. »

Sur le mariage :

Marine Le Pen : 

« Créer une union civile (PACS amélioré) qui viendra remplacer les dispositions de la loi Taubira, sans effet rétroactif. »
Source : Programme de Madame Marine Le Pen, page 13

« Sur le mariage homosexuel les choses sont extrêmement claires. Ma position c’est, je pense, qu’il faut une union civile, c’est-à-dire une amélioration du PACS mais je suis contre le mariage tout simplement parce que précisément je souhaite que la filiation reste le fait d’un papa et d’une maman. »
Source : L’Émission politique, France 2, 13 février 2017

Emmanuel Macron :

« Nous défendrons le mariage pour tous, qui est un acquis fondamental du quinquennat en cours.

Cette loi n’enlève rien aux couples de sexe différent : elle reconnaît aussi les couples de même sexe. Elle n’enlève rien aux couples composés d’un père et d’une mère. C’est un enrichissement de ce qu’est la famille en France. Cela montre son importance et sa diversité pour chacun d’entre nous. »
Source : Programme de Monsieur Emmanuel Macron

« Des familles de plus en plus diverses.

Une diversité d’histoires biographiques se traduit par une diversité de configurations familiales :

– Couples mariés, pacsés et concubins

– Parents unis et parents séparés

– Familles monoparentales

– Familles recomposées

– Familles homoparentales.

Toutes ces configurations familiales ont droit à une égale considération, toutes ont la même mission : les soins et l’éducation de l’enfant, le guidage et l’accompagnement du jeune dans son apprentissage progressif de l’autonomie. »
Source : Programme de Monsieur Emmanuel Macron

« Il n’y a pas un modèle unique qui représenterait la « vraie » famille.

Les familles sont de plus en plus diverses : il faut pouvoir les reconnaître et permettre à chacun de vivre sa vie de couple et ses responsabilités parentales.

Le quinquennat qui s’achève a permis de progresser dans la reconnaissance de cette diversité. Toutefois, si l’égalité est édictée dans la loi, elle n’est pas entière et l’injustice perdure dans la vie. Trop de personnes ont encore du mal à vivre normalement, parce qu’elles subissent des discriminations du fait de leur homosexualité. »
Source : Programme de Monsieur Emmanuel Macron

« La loi du mariage pour tous était, à mes yeux, à la fois souhaitable et nécessaire. Elle constitue un acquis que je défendrai.»
Source : Têtu n°213 Mars / Avril 2017

«Je veux conduire un travail de pacification de la société et de lutte pour l’égalité des droits en application et en actes. Il faut ramener celles et ceux qui se sont opposés au mariage pour tous à comprendre ce qui se passe dans la société. J’ai défendu le mariage pour tous en tant que citoyen et je les protégerai si je suis élu président. Cette loi n’enlève rien à la famille, elle reconnaît d’autres types de famille. C’est un enrichissement et en rien un reniement de ce qu’est la famille en France. Cela montre son importance et sa diversité pour chacun d’entre nous. Mais c’est plus particulièrement le combat contre la souffrance quotidienne que vivent les LGBT, surtout hors des métropoles, dont je ferai ma priorité. Un rejet, une homophobie ordinaires se sont installés, on l’a vu dans les chiffres de SOS Homophobie. Il y a encore beaucoup de régions ou ce n’est pas compris ni accepté.»
Source : Têtu n°213 Mars / Avril 2017

«Il n’y a pas un modèle de famille. On est en train de découvrir que la filiation peut être naturelle ou construite. Il suffit de lire la littérature française : c’est une question qui a toujours existé. Il faut l’expliquer d’un point de vue anthropologique : quand un couple de même sexe adopte un enfant ou procréé avec la PMA, il réinscrit l’enfant dans une filiation. Une famille c’est un couple, des enfants, mais aussi des grands-parents. Ce qui fait le socle d’une famille, c’est le projet d’existence»
Source : Têtu n°213 Mars / Avril 2017

Sexe ou genre :

Marine Le Pen :

« Faire de l’école un « asile inviolable où les querelles des hommes n’entrent pas » (Jean Zay), donc en y imposant non seulement la laïcité, mais également la neutralité et la sécurité. »
Source : Programme deMarine Le Pen, page 16

Madame Najat Vallaud-Belkacem : « Vous, vous êtes en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes ? Expliquez-nous comment ? Pourquoi est-ce que tous vos députés au Parlement votent systématiquement contre les lois favorisant l’égalité entre les femmes et les hommes ? »

Madame Marine Le Pen : « Honnêtement je ne crois pas. C’est peut-être parce que vous y intégrez toute une série de délires idéologues comme vous le faites d’ailleurs au parlement européen… »

Madame Najat Vallaud-Belkacem : « Comme l’apprentissage de l’égalité entre les filles et les garçons ? C’est un délire idéologue ? »

Madame Marine Le Pen : « Non, non, non : comme le fait que on doit aller notamment indiquer aux parents à quels jouets doivent jouer leurs enfants parce que vous avez quelque part, comme les socialistes d’ailleurs, toujours une petite tendance, une petite dérive totalitaire. »
Source : L’Émission politique, France 2, 13 février 2017

Emmanuel Macron : 

« Oui, il convient de mener une réflexion prospective sur l’enregistrement à l’état civil des personnes intersexuées en complément de ce qui a été réalisé sur l’état civil pour les personnes trans. »
Questionnaire pour l’élection présidentielle, Inter-LGBT, page 1

« La loi de modernisation de la justice du XXIème siècle a simplifié la procédure de changement de sexe à l’état civil pour les personnes trans […]. C’est un grand progrès dans le respect des droits des personnes trans, et de leur identité personnelle. Alors que le décret d’application vient tout juste de paraître, il ne paraît pas raisonnable de s’engager déjà dans une nouvelle réforme. […] Je compléterai cette avancée afin que l’identité de genre ne puisse plus être un motif potentiel de discrimination et veillerai au respect des droits fondamentaux des personnes trans. »
Questionnaire pour l’élection présidentielle, Inter-LGBT, page 1

« Nous publierons les noms des entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Nous testerons au hasard, et massivement, les entreprises pour vérifier qu’elles respectent bien la loi en la matière. »
Source : Programme de Monsieur Emmanuel Macron 

«Les ABCD ont fait naître une polémique et je ne les réintroduirai pas. Ils ont renvoyé certains et certaines à leur propre normativité. C’est la preuve que ces enseignements ont été mal présentés. Ce qui est inacceptable, c’est le harcèlement des minorités qui existe dans l’environnement scolaire comme familiale, dans la rue, dans le voisinage. Comment déconstruire les stéréotypes ? Pour moi, cela ne passe pas par des manuels ou des guides. Mais les associations peuvent intervenir dans le temps scolaire, et beaucoup se battent avec courage.»
Source : Têtu n°213 Mars / Avril 2017

«..la loi Justice du XXIème siècle a répondu à ces préoccupations en allégeant la procédure  [la procédure de changement de sexe à l’état civil]. »
Source : Têtu n°213 Mars / Avril 2017

«Au fond, c’est de notre façon de concevoir l’universel qu’il est question, ainsi que de notre capacité à pratiquer la bienveillance. En quoi donner des droits à quelqu’un vous prive-t-il de quelque chose ? Je constate l’opposition presque indépassable entre d’un coté une souffrance sociale, et de l’autre des indignations radicales. La fonction d’un président n’est pas de prendre parti personnellement sur ces sujets mais d’accompagner le dépassement de certains clivages et de favoriser le dialogue. C’est pourquoi j’ai beaucoup de respect pour les militants qui mènent des combats de longue date pour faire avancer les choses.»
Source : Têtu n°213 Mars / Avril 2017

«Je ne suis pas sûr que la reconnaissance d’une indétermination permette de régler le problème. C’est plutôt la reconnaissance des différences qui est importante. Il n’y a pas de genre neutre, mais une orientation personnelle ce de quoi on est fait, les hasards de la vie, les doutes qu’on peut avoir, qui font que chacune et chacun est singulier. Ne créons pas un grand tout qui nous acquitterait sur le plan moral. Il faut une politique de la reconnaissance, de la considération, accepter pleinement que des gens soient différents. Ils ont une place pleine et entière dans la société. Beaucoup de ceux qui devraient défendre cela ne le font pas, et j’ai du mal à le comprendre – je pense en particulier à certains catholiques qui prônent l’esprit de bienveillance par ailleurs.»
Source : Têtu n°213 Mars / Avril 2017

«J’ai été élevé par des femmes, ma grand-mère, ma mère. Ma femme est en même temps ma meilleure amie. Moi-même, pourtant, je pâtis des représentations habituelles. J’ai une culture rentrée qui est trop normative et contre laquelle je travaille. Les réflexions des femmes qui travaillent avec moi m’ont fait bouger. C’est très appauvrissant de ne pas être féministe. Pour changer la politique, il faut être féministe, c’est une obligation morale. Ce n’est pas parce qu’on met trois femmes au gouvernement que les choses changeront.»
Source : Têtu n°213 Mars / Avril 2017

Education et scolarité :

Marine Le Pen :

« Refaire de la France un pays de liberté :

Garantir la liberté de scolariser ses enfants selon ses choix, tout en contrôlant plus strictement la compatibilité avec les valeurs de la République des enseignements dispensés dans les établissements privés hors-contrat.

 Permettre à chacun de trouver sa place :

Revaloriser le travail manuel par l’établissement de filières professionnelles d’excellence (suppression progressive du collège unique, autorisation de l’apprentissage à partir de 14 ans). Développer des lycées professionnels ou technologiques de la seconde chance sur tout le territoire pour les élèves sortis du système scolaire sans diplôme.

Revaloriser l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH), donner plus de moyens aux Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) et développer une prise en charge digne de l’autisme et des troubles du spectre autistique. La puissance publique se doit d’apporter une aide accrue aux personnes en situation de handicap, ainsi qu’à leur famille.

Une France qui transmet et se transmet :

Assurer la transmission des connaissances par le renforcement des apprentissages fondamentaux (français, histoire, calcul). À l’école primaire, réserver la moitié du temps d’enseignement au français, à l’écrit comme à l’oral. Supprimer « l’enseignement des langues et cultures d’origine » (ELCO). 

Faire de l’école un « asile inviolable où les querelles des hommes n’entrent pas » (Jean Zay), donc en y imposant non seulement la laïcité, mais également la neutralité et la sécurité.

Rétablir l’autorité et le respect du maître et instaurer le port d’un uniforme à l’école.

Revenir sur la réforme des rythmes scolaires.

Rétablir une véritable égalité des chances en retrouvant la voie de la méritocratie républicaine.

À l’université, passer d’une sélection par l’échec à une sélection au mérite. Refuser le tirage au sort comme moyen de sélection. Revaloriser les bourses au mérite. Défendre le modèle d’enseignement supérieur français, qui passe par la complémentarité de l’université et des grandes écoles.

Développer massivement l’alternance (contrat d’apprentissage, contrat de professionnalisation) dans l’artisanat, le secteur public et privé et rendre la formation professionnelle plus efficace, moins opaque et moins coûteuse. »

Source : Programme de Madame Marine Le Pen, pages 4, 12 et 16

Emmanuel Macron : 

« Depuis la rentrée scolaire 2015, la lutte contre la haine anti-LGBT doit être abordée dans le cadre de l’enseignement moral et civique. Les personnels de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur seront ainsi formés à la prévention et à la lutte contre les LGBTphobies, en formation initiale et continue. Des ressources pédagogiques devront par ailleurs être produites à destination des élèves et des enseignants. Le soutien aux associations intervenant en milieu scolaire et dans l’enseignement supérieur sera évidemment maintenu et des campagnes de prévention et de lutte contre les LGBTphobies devront être menées régulièrement. »

LIRE LA SUITE SUR  :  http://www.breizh-info.com/2017/05/02/68589/famille-filiation-analyse-des-positions-demmanuel-macron-et-de-marine-le-pen

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