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France Révolution

France Révolution c'est un journal d'information et de réinformation avec de l'info vérité non tronquée que vous cache l'ensemble des médias a la botte du pouvoir en place, je produis - Documents - Reportages - Films - tweets et bandes son pour preuve que l'on vous ment 24H sur 24H

Et maintenant, quel avenir pour le Front National ?

Publié le 9 Mai 2017 par France Révolution

Marine Le Pen a annoncé hier soir la transformation du parti lepéniste :
 
«Le FN qui s'est lui aussi engagé dans une stratégie d'alliance doit profondément se renouveler (…) Je proposerai donc d'engager une transformation profonde de notre mouvement afin de constituer une nouvelle force politique que de nombreux Français appellent de leurs vœux, et qui est plus que jamais nécessaire au redressement du pays»
 
S'agira-t-il d'un simple toilettage (on parle de changement de nom "Les Patriotes" ou "L'Alliance patriote et républicaine) ou une véritable remise au cause de la stratégie du parti ? S'il s'agit de remettre en cause la ligne mélenchoniste de ces dernières semaines (flagrante lors du débat raté), pour privilégier une droitisation avec les thèmes de l'immigration et de l'identité, pourquoi pas ?
 
Et Marine Le Pen en gardera-t-elle la présidence, au risque de décourager ses soutiens, comme après l'échec de 2002, qui a vu le FN végéter pour finalement s'effondrer face à Nicolas Sarkozy ? Elle peut sans doute se maintenir à la tête du FN, mais, comme JMLP entre 2002 et 2010, ce serait pour présider un cycle pour rien. Un cycle où ni les cadres, ni les militants, ni les électeurs ne croiront plus la victoire possible à l’horizon visible. Le FN deviendra-t-il un parti adulte ? La perdante se retire, les adhérents votent pour la remplacer.
Il faut également faire attention aux analyses biaisées qui consistent à comparer 2002 (18% au second tour) à 2017 (34% au second tour). D'une part Marine Le Pen n'a gagné que 4 points au premier tour par rapport à 2002, ce qui n'est pas si extraordinaire dans l'état de déliquescence du pays, et d'autre part elle a été opposée au second tour à un candidat de gauche. Si elle avait du affronter le candidat de droite, comme son père, il n'est pas certain qu'elle aurait réalisé un score aussi élevé.
 
La grande nouveauté par rapport à 2002, c'est l'alliance avec Nicolas Dupont-Aignan, qui ouvre une perspective pour l'union à droite, surtout si LR explose entre les ralliés à Macron et opposants au nouveau régime. Nicolas Dupont-Aignan doit être remercié de son geste courageux. Le pire serait que l'interdit autour de l'union des droites sorte renforcé de ce second tour. En outre, pour que le FN se pose en chef de l'opposition à Macron, il faudra quand même obtenir un certain nombre de députés. Les résultats d'hier soir montrent que cela ne sera pas très évident...
 
De son côté, Bruno Gollnisch a déclaré :

 

«Moi je suis favorable personnellement à ce qu'il y ait une entente, une alliance, pour les prochaines élections, avec d'autres formations que la nôtre, comme par exemple celle de Nicolas Dupont-Aignan». «Il va falloir s'adapter, mieux faire passer le message. Tout peut être discuté, rien n'est intangible.»
Néanmoins :
«Je crois qu'il faut conserver notre socle de convictions: défense des valeurs traditionnelles, lutte contre le fiscalisme».
 
Dans Le FigarovoxMathieu Bock-Côté critique la stratégie de Marine Le Pen au second tour :
"On a aussi assisté à l'explosion en direct d'une ligne politique - autrement dit, il faut aller plus loin qu'une critique du style de Marine Le Pen pour comprendre sa décomposition lors de ce débat. Plusieurs ont remarqué l'absence de la question de l'immigration, qui est pourtant le moteur historique du Front national. On pourrait dire la même chose de l'identité. S'agissait-il pour elle de sujets secondaires ?
Marine Le Pen était dans un grand flirt mélenchoniste. Elle voulait rassembler la grande opposition au système. Elle s'est présentée devant le peuple avec un programme économique bancal. Elle n'a pas voulu chercher à ramener chez elle les électeurs de François Fillon. Elle n'a pas su transformer cette élection en choix de civilisation. 
 
On devine qu'elle sera sévèrement critiquée, notamment par ceux dans son parti qui croient que l'avenir du FN passe par une stratégie non pas d'union des indignés mais d'union des droites."
 
Robert Ménard estime pour sa part :
 
«35% c'est plus qu'une déception, c'est une défaiteOn ne peut pas gagner seul une élection en France de ce type-là. Il faut des alliances, et les alliances il ne faut pas les faire une semaine avant le second tour mais longtemps à l'avance».
 
«Je pense que si le Front National ne sait pas tisser des alliances très rapidement, ça pourrait être une très mauvaise nouvelle au niveau des législatives. Or, on a besoin d'avoir le maximum de députés possible. Donc il faut arriver maintenant à convaincre que nous ne sommes pas des gens qui tapons sur nos partenaires, (…) mais que nous sommes prêts à faire un certain nombre de compromis, à laisser de la place à d'autres. Faisons preuve d'ouverture d'esprit, on verra qui sont les sectaires, il faut être unitaire». 
 
«Il faut arrêter avec l'euro, sortir de l'euro est une erreur, c'est une erreur colossale. Quand le Front National aura compris qu'il faut pas seulement arrêter d'en parler, mais ne plus en parler du tout (…) peut-être qu'on pourra espérer voir quelqu'un portant nos idées gagner une élection».
 
On estime que 48% des électeurs de François Fillon ont voté Macron, 32% se sont abstenus ou ont voté blanc/nul et seulement 20% ont voté Marine Le Pen. Le FN aurait tort de mépriser cet électorat en l'estimant irrécupérable. Les personnes âgées ont voté Hofer en Autriche, Brexit en UK et DonaldTrump aux Etats-Unis. Alors d'où vient cette contre-performance en France si ce n'est du FN lui-même ?
 
L'échec est également patent dans les villes gérées par le FN et alliés :
  • Béziers : 52,69% pour Macron contre 47,31% pour Marine Le Pen.
  • Hayange, elle n'obtient que 47,54% des suffrages,
  • Villers-Cotterêts (49,8%),
  • Le Pontet (49,20%),
  • Mantes-la-Ville (31,96%)
  • 7e secteur de Marseille (40%).
Marion Maréchal-Le Pen, qui avait fixé à 40% le niveau d'une «belle victoire», a appelé à un examen des causes de l'échec :
«Nous n'avons manifestement pas réussi à convaincre les Français qu'il s'agissait là d'un référendum pour ou contre la France, pour ou contre l'immigration de masse (…) ça, c'est évidemment des choses qui vont nous conduire à réfléchir dans les semaines à venir». 
 
Dernière minute, on vient d'apprendre la démission de Marion Maréchal Le Pen qui affirme quitter tous ses mandats  politiques!!!
 
Mais que va devenir le FN  ???
 
 
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