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France Révolution

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Emmanuel Macron, la nomenklatura et les moutons

Publié le 17 Mai 2017 par France Révolution

Emmanuel Macron, la nomenklatura et les moutons

J’ai décrit l’élection présidentielle qui a conduit à la victoire d’Emmanuel Macron comme une grande imposture.

J’ai dit que le scénario avait été écrit à l’avance pour que le fils spirituel de François Hollande arrive à l’Élysée. Et tout s’est déroulé conformément au scénario écrit à l’avance.

Le candidat de la droite a été éliminé : c’était prévu, et les dossiers étaient prêts. Il n’était pas préparé pour se défendre, et devait occuper la place de bon émissaire à sacrifier. C’était prévu aussi. Il a rempli son rôle.

Un candidat d’extrême gauche a été gonflé à l’hélium, pas trop, mais bien assez pour que le candidat socialiste un peu moins dogmatique que lui finisse par ressembler à une chambre a air perforée de toutes parts. Le candidat d’extrême gauche a lui-même rempli son rôle.

Une candidate de droite populiste est montée en puissance et a pu servir d’épouvantail. Aux fins que la peur qu’elle pouvait incarner fonctionne, on a fait croire qu’elle pouvait avoir une chance et que le retour du Troisième Reich était imminent. La peur a fonctionné. La candidate de droite populiste a rempli son rôle, elle aussi.

Aux fins qu’Emmanuel Macron apparaisse ratisser large, en supplément à ses discours alternants des positions contraires selon le sens du vent et l’humeur de l’auditoire, on a sorti l’idiot utile centriste de service de la naphtaline et il a joué le rôle qui lui était dévolu : idiot utile à jeter après usage.

Le 7 mai s’est déroulé comme il devait se dérouler. L’hymne à la joie a conduit aux réactions de joie stimulées par les DJ. Les drapeaux français distribués par milliers ont submergé les drapeaux qui auraient fait désordre.

Le 8 mai, cela a été la suite : François Hollande, tout heureux, et tout fier de son fils spirituel, a tapoté la nuque de celui-ci sur la place de l’Étoile lors des cérémonies de l’armistice.

Le 14 mai, la cérémonie de passation des pouvoirs a eu lieu dans une atmosphère solennelle, mais conviviale.

Les journalistes chargés de commenter ont été en extase. Leur extase a commencé dès le début de la campagne. Elle durera autant qu’il sera possible de la faire durer.

“En marche” est devenu “La République en marche”, et présentera, lors des élections législatives, des candidats dans presque toutes les circonscriptions : quasiment tous ceux qui étaient déjà dans la politique et sont candidats “La République en marche” viennent du Parti socialiste, ce qui ne surprendra que les sourds, les aveugles et les lobotomisés. L’essentiel des autres ont eu des fonctions dans des mouvements de gauche ou dans des cabinets ministériels socialistes : étonnant, non ?

Le Parti socialiste essaiera de sauver quelques miettes. Les Républicains espéreront faire mieux et imposer une cohabitation. Ils ont mis déjà de l’eau dans leur vin, bien que celui-ci ait déjà été très dilué. La grande majorité d’entre eux veulent être compatibles avec la Macron-mania censé s’emparer du pays.

La nomination d’Édouard Philippe, un lieutenant d’Alain Juppé, un homme très islamo-compatible, au poste de Premier ministre a des finalités très claires qui ne seront un mystère que pour ceux qui confondent Macron avec l’Immaculée Conception. J’attends la nomination de ministres, qui va intervenir peu ou prou au moment où cet article paraîtra.

L’objectif est la création d’un grand parti de centre gauche en position d’hégémonie politique laissant sur ses marges une extrême gauche et une extrême droite également inéligibles, une intégration toujours plus grande dans l’Union Européenne, une dilution dans le multiculturalisme islamophile.

Je prends date, et je serai très surpris si dans deux ou trois ans, le nombre de chômeurs et de pauvres a diminué, si la croissance a atteint trois pour cent, si les prélèvements obligatoires sont passés en dessous de la barre des cinquante pour cent du PIB. Rien de tout cela n’est l’objectif.

On me dit qu’il faut juger sur les actes. C’est ce qu’on me disait quand Obama a été élu.

Les illusions n’engagent que ceux qui se font encore des illusions. Je n’en fais pas partie. Je juge sur le programme, vide, largement socialiste, porteur de petits arrangements cosmétiques tels ceux concernant le Code du travail.

On y trouve des adeptes du BDS et même quelques sympathisants du Hamas : c’est ce qui fait dire à des notables juifs que Macron est un véritable ami d’Israël

Je juge sur les cadres qui entourent le fils spirituel de François Hollande. On y trouve de tout, mais essentiellement des énarques de gauche, voire très à gauche, puisque l’un d’eux est un ancien conseiller de Nicolás Maduro, le sinistre disciple d’Hugo Chavez. On y trouve des adeptes du mouvement Boycott-Désinvestissements-Sanctions et même quelques sympathisants du Hamas : c’est sans aucun doute ce qui fait dire à des notables juifs politiquement corrects que Macron est un véritable ami d’Israël.

J’attends la suite. Pour l’heure, ce que je vois est un triomphe de la nomenklatura française, et une population qui, très largement, prend des vessies pour des lanternes.

J’ai souvent parlé de veaux par milliers. Ce n’était pas gentil – pour les veaux.

Ces derniers jours, j’ai plutôt tendance à compter les moutons. Le Panurge décrit par Rabelais jetait un mouton à la mer, et le reste du troupeau avait suivi. Je ne sais qui a été le mouton jeté à la mer, mais je vois un troupeau en train de suivre, et je sais qui me fait penser à Panurge.

Je sais qu’il reste des esprits lucides en France et dans le monde francophone. Je ne peux remercier chacun individuellement, mais je remercie tous ceux qui m’ont manifesté leur soutien après mon article sur la France totalitaire et ma position de dissident. Leurs gentils mots me sont allés droit au cœur.

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