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France Révolution

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Conférence de presse offensive de Trump : comment le sectarisme des médias se retourne contre eux

Publié le 17 Février 2017 par France Révolution

Le président américain Donald Trump, lors d’une conférence de presse donnée à la Maison Blanche, jeudi 16 février.

Le président américain Donald Trump, lors d’une conférence de presse donnée à la Maison Blanche, jeudi 16 février.

« J’ouvre le journal et je lis des histoires de chaos, de chaos. Mais c’est exactement l’inverse ! Mon gouvernement fonctionne comme une machine de précision, même si je n’arrive pas à faire approuver mon cabinet » : en lançant cette diatribe, Donald Trump a marqué une nouvelle conférence de presse, jeudi, au fer de l’offensive contre le sectarisme des gros médias. Alors qu’il venait d’enregistrer la démission de son conseiller à la sécurité nationale, Mike Flynn, après d’étranges fuites indiquant qu’il aurait refusé d’informer le vice-président Pence sur d’anciennes conversations avec les Russes, Donald Trump n’a pas lâché ses contradicteurs durant 75 minutes. Les médias dominants « répandent de fausses nouvelles », a-t-il accusé à plusieurs reprises, « les médias m’attaquent car ils veulent m’empêcher de réussir ». Le commentateur conservateur Rush Limbaugh a félicité le président pour sa performance. Les journalistes s’opposaient-ils à Trump ? « C’est exactement ce que voulaient voir ses électeurs », raille Limbaugh, qui voit dans cet affrontement une opportunité pour mettre en valeur le début du mandat et démonter les accusations médiatiques.
 

Trump désamorce la cabale autour de l’épouvantail russe agité du fait du sectarisme des médias

 
Trump devait d’abord purger cette histoire de relations américano-russes. Les médias américains agitent frénétiquement Moscou comme un épouvantail pour déstabiliser ce président qu’ils n’ont pas choisi. « Poutine se rend probablement compte qu’il ne peut pas encore se rapprocher de moi car il sent bien que politiquement ce serait impopulaire de passer un accord », a lancé Trump, accusant la cléricature médiatique américaine de parasiter la relation bilatérale et d’empêcher un rapprochement. Le survol par les Russes d’un navire de guerre dans la mer Noire, l’envoi par Moscou d’un navire-espion sur la côte Est des Etats-Unis et le déploiement d’un missile nucléaire prohibé par les accords de limitation des armements ont été d’autant d’arguments lancés par les journalistes au président américain. « Si vous étiez Poutine, aujourd’hui, vous vous diriez, OK, on en est revenu à la situation d’avant. Poutine ne peut pas passer d’accord avec nous dans ces conditions », a martelé Trump.
 
« Personne, à ma connaissance, dans mon équipe de campagne n’a contacté d’officiel russe », a-t-il démenti, répétant qu’il n’avait aucun lien avec la Russie contrairement aux « mensonges » répandus par les médias dominants.
 

La conférence de presse combative de Trump : les vrais « fakes »

 
La question de l’interdiction d’entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays à risque terroriste, tous à majorité musulmane mais ne représentant qu’une faible minorité de l’ensemble des pays musulmans, avait aussi enflammé la presse bien-pensante et sans-frontiériste, qui a crié à « l’islamophobie » des deux côtés de l’Atlantique en oubliant au passage que la mesure était déjà dans les tiroirs de l’administration Obama. Retoquée par quelques juges la jugeant « illégale », cette interdiction de 90 jours a alors été taxée de « bricolage » par les mêmes journalistes. La journée de jeudi a été l’occasion pour la Maison Blanche d’annoncer que le décret serait remplacé très prochainement. Donald Trump a défendu la publication mouvementée de son premier décret, jugeant sa rédaction « tout à fait régulière », mais affirmant qu’il avait atterri « devant le mauvais tribunal ».
 
Le président Trump ne s’est pas limité à accabler la presse pro-démocrate ultra-dominante, exercice dont les Américains ont prouvé qu’ils étaient friands : il a chargé le bilan d’Obama. « J’ai hérité d’un pays gravement divisé, et ce n’est pas Donald Trump qui a divisé cette nation », a-t-il lancé aux journalistes. Et de marteler : « C’est un désastre. A l’intérieur et à l’extérieur. Les emplois fuient à l’étranger ». L’assurance santé généralisée Obamacare fait partie de cet héritage calamiteux, a-t-il répété, avant d’annoncer un texte de remplacement début mars. A l’extérieur, il y a l’Etat islamique, « qui se répand comme un cancer » : « Nous allons construire et reconstruire une armée comme on n’en a jamais vu jusque-là ».
 

Une passe d’armes entre Trump et une journaliste noire illustre la tension avec les médias

 
Un incident révélateur de la tension avec les journalistes a opposé le président à une correspondante noire, April Ryan, du réseau communautaire noir American Urban Radio Networks. Elle lui a demandé si le groupe des élus noirs au Congrès, le CBC (Congressional Black Caucus), serait appelé à travailler sur les politiques de renouvellement urbain : « Impliquerez-vous le CBC dans vos conversations sur votre programme de la ville ? ». « Impliquer qui ? », lui demande Donald Trump. April Ryan explique qu’elle évoque ces 45 parlementaires fédéraux noirs. « Alors quoi : vous voulez organiser la rencontre ? Vous voulez vraiment l’organiser ? Ce sont des amis à vous ? ». Réponse de Ryan : « Je suis juste une journaliste ». Trump : « Bon, allez, organisez la réunion ! J’adorerais rencontrer le Black Caucus. Il est très bien, le Black Caucus, il est très bien ». L’affaire était montée : le CBC venait de claironner qu’une lettre qu’il avait envoyée mi-janvier à la Maison Blanche était à ce jour restée sans réponse. Cerise sur le gâteau, ce jeudi était nommé un Hispanique, Alexander Costa, spécialiste respecté du droit social, au poste de secrétaire au Travail.
 
Le commentateur pro-Trump Limbaugh juge que « ce fut l’une des conférences de presse les plus efficaces » à laquelle il ait assisté. Et d’expliquer : « Quand je dis efficace, je parle de la capacité à convaincre les gens qui ont voté pour vous de rester avec vous. (…) Tout ce que Trump a dit durant sa campagne, il le réalise. Evidemment, les Démocrates ne l’aiment pas. Evidemment, les médias ne l’aiment pas. Mais ce ne sont pas eux qui l’arrêteront ».

RTV

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