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France Révolution

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Nantes. Gilets pare-balles périmés, le manque de moyen des policiers prouvé

Publié le 31 Octobre 2016 par France Révolution

Nantes. Gilets pare-balles périmés, le manque de moyen des policiers prouvé

Les récentes manifestations des policiers ont permis de mettre en lumière diverses dimensions du ras-le-bol profond des membres des forces de l’ordre. Parmi celles-ci, la vétusté et l’indisponibilité de leur matériel ne tiennent pas la dernière place, loin de là.

Ainsi, nombreux sont les policiers nantais dont les gilets pare-balles « à port dissimulé », sous les vêtements, sont périmés. Ainsi pour ce policier nantais, qui nous montre son gilet périmé depuis quatre ans, et non remplacé, malgré « un rapport fait il y a deux ans, et pour lequel j’attends toujours la réponse ».

Ces gilets, réalisés en Kevlar, arrêtent les munitions de 7,65 mm long, 9 mm parabellum ou les chevrotines de calibre 12, mais ni certains projectiles d’armes de poing, ni ceux des fusils ou carabines à canon rayé, ni ceux des Kalachnikov si prisées par les délinquants de la drogue et les terroristes.

Sensibles à l’humidité, ils sont garantis dix ans, à compter de la date inscrite sur l’étiquette de la face interne, côté corps. « C’est un peu comme les boîtes de conserve », tempère Louis, tireur sportif du centre de la Loire-Atlantique : « si ces gilets sont peu ou pas portés, et conservés au sec, ils peuvent être valables après leur date de péremption ».

Le problème, c’est qu’ils sont portés intensivement, souvent, par des effectifs qui doivent être toujours protégés face à des délinquants qui ont de moins en moins de tabous à utiliser des armes. Ils le font de plus en plus jeunes et à tout propos, comme le montrent les fusillades récurrentes dans les quartiers sensibles nantais.

 

La revue consacrée à l’auto-défense Protegor s’est livrée à un test sur un gilet pare-balles similaire, périmé depuis cinq ans au moment du test – réalisé en 2011 sur un gilet fabriqué en 1996. Les résultats laissent craindre un risque de lésions internes par la force de l’impact même si les munitions qu’il devait stopper l’ont effectivement été.

Reste à savoir si le ministère de l’Intérieur préfère jouer à quitte ou double, pour des raisons bassement comptables, ou si la grogne des policiers va leur permettre enfin d’être protégés – et équipés – comme ils le méritent ?

Car il n’y a pas que les gilets qui posent souci. « Quand je suis arrivé à Paris il y a quinze ans, on m’a dit, il n’y a pas de menottes ni de tonfa disponibles pour toi, tu vas les acheter. Alors j’ai acheté mes menottes et mon tonfa pour aller bosser », confie ce policier devenu, depuis, breton. « Quand je suis arrivé à Nantes ça s’était nettement amélioré, et on m’a donné menottes et matraque téléscopique, en revanche j’ai acheté des chaussures, car celles que nous donne l’administration sont peu confortables, au bout de deux heures on a mal aux pieds dedans, et elles sont longues à enfiler. J’ai aussi acheté ma torche et des mitaines, car avec les gros gants on ne peut pas manier l’arme aisément. Et j’ai pas mal de collègues qui investissent aussi pour leur matériel de travail », explique-t-il.

Il n’y a pas que les militaires qui sont obligés de s’auto-équiper dans les surplus militaires avant de partir en mission.

Nantes. Gilets pare-balles périmés, le manque de moyen des policiers prouvé
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